Département de Français

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    Ecole publique, école privée : les représentations et les attitudes linguistiques des apprenants (collégiens/lycéens) de Tizi Ouzou à l'égard de langue française
    (UNIVERSITYMOULOUDMAMMERI OFTIZI-OUZOU, 2021) Aid, Samia
    Dans tout contexte plurilingue, les locuteurs mettent en discours des images à propos des langues présentes dans leur environnement social. Ces images et perceptions se traduisent sous forme de jugements, d’évaluation, d’appréciation, etc. Notre étude s’est penchée sur les représentations et les attitudes linguistiques des apprenants de Tizi-Ouzou à l’égard de la langue française. Le but était de voir - Quel est le rapport des apprenants de Tizi-Ouzou à la langue française ? comment se manifeste-il ? - Quelles sont les représentations et les attitudes linguistiques des apprenants de Tizi-Ouzou, issus de l’école publique et de l’école privée, à l’égard de la langue française ? Sont-elles les mêmes ? - Comment les représentations linguistiques (imaginaire linguistique) des apprenants de Tizi-Ouzou (de l’école publique et privée) sont exprimées dans leurs discours ? Sur quel principe, procédé se fondent les représentations qu’ont ils d’une langue ? - Quel est l’impact de ces représentations sur leurs attitudes ? Enfin, quels sont les facteurs qui influent sur les représentations et les attitudes de ces apprenants vis-à-vis du français ? Afin de déterminer les représentations et attitudes des apprenants, nous avons mené notre enquête dans des collèges (zone rurale et urbaine) et lycées de Tizi-Ouzou. Plus précisément, trois écoles publiques et trois écoles privées. Dans les écoles publiques, il y a deux collèges (un CEM en milieu urbain ‘’CEM SUD’’ de la nouvelle-ville et un autre en milieu rural ‘’CEM Tala Amara’’, commune de Tizi-Rached et enfin, un lycée de la nouvelle-ville ‘’le Nouveau Lycée’’). Pour les écoles privées, notre enquête a été réalisée dans trois écoles : Assalas, La Colombe Blanche et Houamdi, tous niveaux confondus. Notre échantillon se compose de 200 apprenants : cent (100) apprenants scolarisés à l’école publique et cent (100) apprenants à l’école privée. Pour étudier leurs représentations et attitudes, nous nous sommes appuyés sur deux approches d’analyse : Kerbrat Orrechioni « La subjectivité dans le langage » et celle de Anne Marie Houdebine « L’imaginaire linguistique » . L’analyse de notre corpus, composé de questionnaire, nous a permis de dégager les différentes normes que dévoilent les apprenants à travers leurs attitudes, leurs pratiques langagières et/ou leurs représentations linguistiques et cerner de ce fait, leur imaginaire linguistique. D’après les résultats que nous avons obtenus, nous avons constaté que les représentations et attitudes linguistiques (imaginaire linguistique) des apprenants se manifestent par la présence de normes subjectives. Celles-ci sont réparties en normes prescriptives, normes fictives, normes évaluatives, normes communicationnelles et normes identitaires. L’analyse du corpus (les réponses, les discours des apprenants) nous a permis de dégager les résultats suivants : -158 apprenants (60 apprenants de l’école publique par rapport à 98 apprenants de l’école privée) déclarent parler bien le français. - 40 apprenants (38 apprenants de l’école publique par rapport à 2 de l’école privée) notent qu’ils le pratiquent moyennement. - Enfin, 2 apprenants de l’école publique notent ne pas parler du tout le français. Ces propos, de la question n° 2 du questionnaire « Quelles sont les langues que vous parlez ? », relèvent de la norme évaluative. Après analyse des réponses de la question n°3 « Quelles sont les personnes avec qui vous parlez français ? » nous avons constaté que le français est une langue de communication largement présente dans les communications formelles et informelles des apprenants de Tizi-Ouzou à côté du kabyle qui est la langue maternelle de la majorité de ces apprenants. Ce qui relève de la norme communicationnelle. Sur les 200 apprenants interrogés (100 apprenants de l’école publique et 100 apprenants de l’école privée), 106 apprenants (soit 53%) préfèrent le français, cette dernière est associée à d’autres langues comme le kabyle, l’anglais et l’arabe pour 12 % des apprenants, ce qui fait un total de 65% (soit 130 apprenants). Par conséquent, nous pouvons dire que le français est la langue préférée de la majorité des apprenants de Tizi-Ouzou Ceci est une représentation de l’idéal linguistique, ce que Anne marie Houdebine appelle (norme prescriptive , que nous retrouvons dans les questions n° 9 et 10) du fait que celle-ci est pour certains « un outil de communication » privilégié lié à leur enfance, à la première ou bien à la deuxième langue qu’ils ont apprise, la langue qu’ils maitrisent le mieux : AEP 9 « car depuis que je suis petite, j’aime parler cette langue et aussi en la parlant, je me sens plus moderne ». AER 10 « parce que c’est une langue que je maitrise ». AER 46 « c’est une langue de communication ». (Normes communicationnelles) Certains justifient leurs réponses par le fait qu’ils aiment cette langue, AEP 2 « le français parce que j’aime la langue française ». AEP3 « le français parce que je l’aime beaucoup », pour d’autres, elle est « facile », « riche », « internationale » : AEP6 : « le français c’est facile à parler ». AER 71 : « c’est une langue internationale ». AEP 36 : « c’est une langue riche sur tous les plans ». ou simplement parce qu’ils aiment la France et veulent continuer leurs études là bas. (Normes fictives) AEP 24 : « car j’aime la France ». AEP 41 : « à l’avenir, je pourrais aller terminer mes études à l’étranger (…) ». La majorité des apprenants de l’école publique déclarent aimer le français par rapport à certains. Ces derniers justifient leurs réponses du fait qu’ils ne le maitrisent pas (le français) : AEP 10 : « parce que je ne maitrise pas bien le français et dès fois je le comprends pas », ou bien parce que le français est « difficile » AEP 58 : « parce qu’il est très difficile » ou parce que c’est la langue des Français, du colonisateur AEP 26 : « c’est la langue du colonisateur ». (Normes fictives) Quant aux apprenants de l’école privée, nous pouvons dire que la quasi-totalité de ces apprenants (soit 99%) aiment et préfèrent le français. Les représentations des apprenants montrent avec force leur attachement à la langue française, ceci est illustré par des termes de l’affection, de la subjectivité à travers leurs propos où ils évaluent leurs pratiques et expliquent leur recours au français. Ce dernier (le français) est associé à des stéréotypes valorisants (aux normes subjectives) qui renvoient aux représentations effectives, leurs subjectivèmes renvoient à la beauté, à la science, à la culture, à l’importance, à l’universalité, à la modernité….de la langue française : « J’aime bien cette langue », « c’est une belle langue », « c’est une langue riche », « une langue importante », « une langue moderne », « c’est une langue scientifique » « langue magnifique ». Ces appréciations relevées dans les propos des apprenants sont valorisantes et chargées de prestige.…Elle est considérée par d’autres apprenants comme « une langue étrangère » comme l’atteste AEP 16 « c’est une langue étrangère », AEP 21 : « (…) on la considère comme une langue étrangère »… Elles marquent les normes fictives. Cependant certains ont utilisé des adjectifs évaluatifs dépréciatifs (stéréotypes ou normes subjectives fictives) comme le montre les réponses suivantes : AEP 10 : « (…) ce n’est qu’une langue étrangère », « elle signifie la langue de nos ennemis ». AEP 26 : « Le français n’est qu’une langue étrangère et on la considère comme ça à l’école », « c’est la langue du colonisateur ». AEP 84 : « Rien de spécial juste elle est une langue comme les autres ». AER 21 : « Le français est une langue difficile et compliquée ». Nous tenons à préciser que l’adjectif « étrangère » employé seul n’est pas dépréciatif mais il est dans ce contexte accentué par l’usage de la négation « n’est que », ce qui permet à cet adjectif d’acquérir la valeur d’un adjectif subjectif dépréciatif. Par conséquent, le français est perçu par ces apprenants comme une langue « banalisée ». De même pour l’adjectif dépréciatif non axiologique exprimé par « autre » dans l’expression « autre langue », acquiert une valeur dépréciative grâce au contexte dans lequel il est exprimé et qui est imprégné de jugements et de représentations négatives à l’égard du français. De ces représentations en découlent les attitudes linguistiques, de ce fait, les apprenants adoptent (pour la majorité) une attitude d’attraction , une attitude positive à son égard: « j’aime le français », « j’adore la langue française »…. Une attitude qui se traduit par la volonté d’apprendre la langue française en lisant des livres et les journaux en français, la préférence des chaines françaises, la participation au cours de français, son usage dans des situations de communication formelles et informelles, etc. - Sur 200 apprenants interrogés, 116 obtiennent plus de 15 de moyenne en français. - 181 apprenants préfèrent regarder les programmes télévisés en français. - 184 aiment lire des ouvrages en français. Et enfin, 125 apprenants sur 143 lisent les journaux en français. L’imaginaire linguistique des apprenants se construit dans un contexte plurilingue dans lequel la langue française est présente dans leurs pratiques langagières et touche les différents contextes. Nous constatons un phénomène de bilinguisme, voire de plurilinguisme par les apprenants généré par la pratique de deux ou plusieurs langues dont l’usage est hiérarchisé dans leur imaginaire linguistique. Cette hiérarchisation accorde la première place à la langue française dans l’imaginaire linguistique des apprenants : la langue française reste la langue préférée de l’ensemble des apprenants (école publique et privée). En effet, 60 apprenants de l’école publique et 89 apprenants de l’école privée, ce qui fait un total de 149 apprenants, la classent en 1ère position. 41 apprenants (31 apprenants de l’école publique et 10 apprenants de l’école privée) la classent en 2ème position. Huit (08) apprenants (07 de l’école publique et 1 apprenant de l’école privée) la classent en 3ème position et enfin, deux (02) apprenants de l’école publique la classent en dernière (4ème) position. Le kabyle prime dans les usages car il est la langue maternelle de la grande majorité des apprenants. Quant à l’arabe dialectal ou arabe algérien, il occupe la dernière place dans leur imaginaire linguistique et son usage est réservé beaucoup plus à des besoins communicatifs. Le choix des apprenants quant à l’emploi des langues en usage a des visées communicatives, d’où la mise en relief des normes communicationnelles. Au terme de notre analyse, nous pouvons dire que la quasi-totalité des apprenants (de l’école publique et privée) ont des représentations valorisantes vis-à-vis du français, celles-ci (les représentations) sont fondées sur la subjectivité, sur des normes subjectives, des stéréotypes, l’usage de subjectivèmes (adjectifs subjectifs, substantifs, verbes subjectifs affectifs/verbes d’attitude). Ces représentations linguistiques influent sur leurs attitudes linguistiques. Au cours de notre analyse, nous avons démontré que l’environnement de l’apprenant influerait sur les représentations et attitudes de celui-ci, mais ce n’est pas le cas pour le facteur « genre » : la variable genre n’est pas pertinente, dans ce travail, car au cours de notre analyse des représentations et des attitudes linguistiques (imaginaire linguistique) des apprenants, nous n’avons pas constaté de différence entre les réponses données par les filles et celles des garçons que ce soit à l’école publique ou privée. Nous pouvons conclure en disant que le contexte linguistique et culturel Tizi-Ouzien favoriserait ce genre d’attitude car les Kabyles sont dans la majorité francophone
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    Mémoire au féminin violences extrêmes et fictionnalisation dans les oeuvres romanesques d'anouar benmalek
    (UNIVERSITYMOULOUDMAMMERI OFTIZI-OUZOU, 2020-10) Rahmani, Meriama
    Le présent mémoire se propose de démontrer que l’écriture d’Anouar Benmalek est une écriture restauratrice d’une justice à l’égard des victimes des guerres du vingtième siècle. Les trois romansÔ Maria,L’Enfant du peuple ancien et Fils du Shéol mettent en scène ce désir de l’auteur de jumeler la puissance de la Mémoire et celle de la Justice pour permettre à la victime de guerre d’être reconnue, entendue et accueillie dans une écriture qui devient ainsi une écriture rédemptrice.
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    L'Ironie comme figure da la folie dans la litterature maghrebine d'éxpression française
    (Universite Mouloud MAMMERI Tizi-Ouzou, 2017-05-07) Ait Allaoua, Kahina
    La littérature maghrébine d'expression française se présente aujourd'hui sous le signe de la remise en question et de la destruction des modèles occidentaux. Née dans un contexte de troubles et de révolution, elle garde plus que jamais ce souffle de première heure en intégrant dans ses textes des thématiques et des procédés rhétoriques subversifs tels que la folie et l'ironie. Dans les trois romans sur lesquels nous avons mené notre recherche, nous allons analyser les manifestations des motifs de la folie et de l'ironie dans le discours de certains personnages qui présentent des symptômes de la maladie mentale. Ces textes nous plongent dans un univers véritablement chaotique, tant dans leur contenu que dans leur esthétique. Nous allons montrer dans ce travail que l'ironie et la folie sont fortement liées au contexte qui semble en être la cause et la conséquence. Dans la mesure où la situation tragique que vivent les personnages est le résultat des crises comportementales et identitaires tributaires non seulement d'un passé colonial, mais aussi de l'oppression des régimes politiques autoritaires instaurés après l'indépendancedes pays maghrébins. Des conditions qui renforcent par la même occasion, la volonté des marginalisés de résister à toute forme de domination, à travers la dialectique de la folie et de l'ironie
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    L'Image interactive en classe de fle : une réalité numirique pedagogique à l'heure des "digital natives"
    (Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, 2022-03) Bekkar, Ryma
    S'inscrivant dans le domaine de la didactique des langues. Ce travail de recherche met en exergue l'importance d'une introduction numérique par l'" Image Interactive " pour l'Enseignement-Apprentissage du français langue étrangère (FLE). Partant du constat que les "Digital Natives" consomment l'information de manière visuelle, et qu'à l'ère du numérique l'image est omniprésente, en reléguant le texte en qualité de complément.Nous avons imaginé dès lors la possibilité de rendre l'image fixe du manuel scolaire interactive, capable d'entraîner le perfectionnement non seulement des compétences d'expression et de compréhension du français orale et écrit, mais aussi d'optimiser le développement de la " Compétence Numérique ", car, aujourd'hui lire et écrire ne suffisent plus pour désigner l'apprentissage ; Apprendre à l'ère du numérique, c'est se donner les moyens de progresser et d'accéder à cette troisième compétence, il s'agit de développer : l'esprit d'analyse, le raisonnement et la créativité. Et cela dès le cycle primaire, car c'est à l'école primaire que tous s'apprend et qu'on construit un adulte autonome, innovant et créatif dans le future. En se basant sur une nouvelle démarche pédagogique numérique hybride ou mixte par l'" Image Interactive ", où des cours en présentiel seront enrichis par des cours en ligne.
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    Le Tiers espace, lieu de tramua(s) et de création littéraire dans la mémoire tatouée de Abdekebir khatibi, de l'infante maure de mohammed dib, de Allah n,est pas obligé de Ahmadou Kourouma
    (Universite Mouloud MAMMERI Tizi-Ouzou, 2022-05-31) Khelalfa, Leyla
    Dans le cadre de ce présent travail de recherche qui s’inscrit dans le domaine des littératures postcoloniales, nous tenons à approcher le concept de postcolonialité, d'abord dans le sens des diverses conséquences et séquelles liées à la colonisation. En d'autre termes tout ce qui se rapporte au Trauma colonial. Mais ensuite, nous tenons particulièrement à approcher la littérature postcoloniale comme outils essentiels du dépassement du Trauma et comme phénomène d'ouverture et de création singulière. Les études postcoloniales dans le monde francophone sont peu importantes, ce qui justement a motivé notre recherche à vouloir enrichir davantage le champ francophone à travers une analyse qui dépasserait le conflit colonial pour s’inscrire dans une optique où les littératures postcoloniales sont synonymes de richesse, d’ouverture et de création. HomiBhabha, (à côté d'autres théoriciens bien évidemment) représente le théoricien phare de notre recherche, à qui nous empruntons nos deux concepts clés : le tiers espace et l'hybridité dans la théorie postcoloniale. Le colonialisme est en effet un choc culturel, un trauma identitaire et psychique profond, une blessure humanitaire ineffaçable, ce contact conflictuel, selon Bhabha, transforme les sujets impliqués, et génère l’apparition d'espaces, d'individus, de langues et de cultures hybrides. L’hybride, selon Bhabha, est un produit issu de deux entités contradictoires et en perpétuel tensions . Ainsi, l'espace postcolonial hybride est le lieu de rencontre-tension d'une diversité de cultures qui se croisent, s’entrechoquent et s’altèrent du fait du contact l'une de l'autre. L'hybridité au sens bhabhaien du terme, apporte une révolution et une dimension nouvelle dans le domaine des études postcoloniales : plutôt que de se retarder à vouloir contraster et insister sur les oppositions binaires, (oppresseurs/opprimé, dominant/dominé, centre/périphérie, Orient/Occident) il serait plus judicieux de dépasser le Trauma et d'envisager de nouvelles manières d'être au monde. Ainsi, dans notre travail de recherche, l'accent est porté précisément sur l'hybridité (ou sur le fruit de l’entrechoc, le produit du Trauma) sur laquelle il faut justement se focaliser. Bhabha situe l'ère postcoloniale dans ce qui l'appelle l'au-delà (beyond). Il estime que cet au-delà ne désigne ni dépassement du passé ni nouvel horizon pour reprendre ses propres termes, mais plutôt un moment de transit. Ce lieu de transit (l'au-delà) est appelé interstice, ou espace interstitiel (in betweenspace), cet espace entre les espaces de tension et qui échappe à tous les binarismes conflictuels transcende justement l'entre-deux et préfère un troisième espace. Cet espace ne dissipe ni les différences ni les contrastes, mais celles-ci cessent d'être une source de conflit et de malaise, car elles ne sont plus vécues comme tensions ni comme déchirement. Cet espace, appelé par Bhabhatiers espace, est un espace de négociation, un au-delà des conflits et des tensions, au-delà du Trauma, voire une progression et une transition vers un futur hybride. C’est pourquoi il nous a semblait judicieux de prendre comme titre de notre travail de recherche : « le tiers espace, lieu du trauma et de la création littéraire ». Où, justement dans cet espace de dépassement, la réconciliation entre trauma et création est possible. Plus encore, où, la création est réalisée à partir du trauma. Les trois œuvres étudiées notamment : La mémoire tatouée d’AbdelkébirKhatibi, L’infante maure de Mohammed Dib et Allah n’est pas obligé d’Ahmadou Kourouma, se classent donc dans une littérature-monde de par leur caractère ouvert, polyphonique et rhizome, ce sont les œuvres de l'hybride par excellence. Partant de la problématique du Trauma, nos auteurs se posent donc comme explorateurs et inventeurs d'une identité nouvelle. C’est pourquoi dans le cadre de notre recherche, nous nous interrogeant sur la question du Trauma, pour voir la manière à travers laquelle il se manifeste. Pour déterminer quels sont ses aspects et ses enjeux. Comment est-il représenté dans le texte littéraire ? Dans quel but le Trauma est-il exposé et puisé dans la littérature postcoloniale ? Afin de répondre à cette problématique nous nous penchons sur différentes probabilités. En premier lieu, le Trauma pourrait se manifester dans les textes sous forme d'une mise en évidence du malaise identitaire, du déchirement culturel, de l'errance et de la perte des repères, du délire et voir du dédoublement. A dire que le Trauma pourrait mettre à nu tout éclatement des êtres hybrides et toutes conséquences désastreuses liées au choc colonial ou postcolonial. En deuxième lieu, la question du Trauma pourrait parfaitement se rattaché au texte littéraire lui-même. Ainsi, différents aspects et enjeux dans ce cas, peuvent être représentés à travers une poétique du Chaos ou le roman lui-même et a même l'image de l'être, et des individus hybrides postcoloniaux serait en crise : fragmentation, déconstruction, subversion et même éclatement pourront être les éléments constructeurs/déconstructeurs d'une telle poétique. Enfin si nous nous attardons sur la réflexion du "pourquoi" par rapport à la poétique du Trauma. Nous supposons que le but serait d'amener tout lecteur à voir la nécessité et l'urgence d'un dépassement. L'exposition du Trauma pourrait en fin de compte aspirer à trouver une solution, un remède ou une ouverture. Afin de répondre à nos questions du départ, nous avons jugé utile de deviser notre recherche en trois parties principalesintitulées successivement Genèse et essence du trauma chez l’hybride, Fragmentation oumanifestation du trauma dans l’être et dans l’œuvre, et Letiers espace ou l’au-delà du Trauma.Où, nous essayerons de répondre à chaque fois à une hypothèse. Dans la première partie, nous tenterons d’explorer différentes pistes afin d’y voir dans l’ensemble de notre corpus, les origines du Trauma chez l’hybride. Ainsi, dans le premier chapitre, nous verrons la question du déchirement identitaire, notamment à travers la crise existentielle et le doute anthropologique vécus atrocement par l’hybride postcolonial. L’aliénation coloniale, le problème d’invisibilité ou paradoxalement un excès de visibilité, discrimination et mythe de la pureté raciale, ou encore le malaise de la « non-appartenance » serons les thèmes préambules de notre recherche. La problématique du « nom propre » ou la filiation anti-généalogique serons les fils conducteur du doute anthropologique qui s’étendra jusqu’à la deuxième partie en entrainant d’autres aspects qui entrerons en jeu dans l’identité troublée et déconstruite de l’hybride. En deuxième lieu, la question de la culture sera abordée. En effet, le déchirement de l’entre-deux représente l’un des marqueurs du Trauma par excellence. L’hybride à la croisée des cultures, à cheval entre plusieurs univers symboliques, entre différents régimes religieux et profanes, entre tradition et modernité, entre nous et autres, entre communauté et occident et bien d’autre dichotomies qui font que l’hybride reste enfermé dans une condition invivable, condamné à assembler et à converger les extrêmes, des bribes de chaque entité faisant l’essence même de son l’identité morcelée et fragmentaire. Dans le deuxième chapitre, nous établirons une analyse focalisée sur la question prégnante de l’espace. En effet, on ne peut faire l’impasse sur la question de déterritorialisation en contexte postcolonial, où l’espace a été dérobé, profané, arraché, meurtri. Où les « nôtres » ont été irradiés et les Autres se sont emparé et accaparé de la terre, du territoire, de l’espace. Un trauma profond lié à l’espace est présent chez l’hybride postcolonial : l’étouffement, l’être perdu, le complexe du labyrinthe, la spirale de l’errance, la fuite, l’exile représentent les signes primaires du trauma spatial. De plus, nous démontrerons la manière selon laquelle l’hybride est en perpétuelle quête d’un centre du monde, d’un refuge stable et rassurant sur lequel il peut s’appuyer solidement. Ainsi, le déchirement spatial se fait principalement entre tantôt chaos, tantôt cosmos. La conception de l’autochtonie et du rapport à la mère tellurique, l’arbre comme centre du monde cosmogonique ou encore la maison natale onirique, sont les tentatives et les stratégies de construction de l’espace chez l’hybride. L’influence considérable du postmodernisme pousse les postcoloniaux à envisager le monde autrement : le retour vers Soi, l’introspection et la crise du sujet si chers à la pensée postmoderne, représentent les nouveaux thèmes qu’épouse le mouvement postcolonial. Dans le cadre de la deuxième partie de notre recherche, nous allons nous focaliser sur un concept clé : « la fragmentation ». C’est justement ce qui a motivé notre orientation vers le courant postmoderne. En effet, la manifestation du trauma se fait de manière explicite dans la structure formelle des trois romans de notre corpus (et dans la littérature postcoloniale en générale), le fragmentaire est donc prégnant et englobe à la fois l’identité, l’Etre, la société, et l’œuvre. La manifestation de l’hybridité épouse cet aspect chaotique et fragmentaire des romans de notre corpus, qui se trouvent être des romans en crise car non seulement ils exposent des histoires, des narrations, des identités, des personnages en crise mais ce sont les romans eux-mêmes et leurs structures qui sont en crise, une sorte de mise en abime de la crise (la crise dans la crise). Dans la deuxième partie, nous nous bornerons à exposer la manifestation du trauma chez l’hybride. Ainsi, nous démontrerons à quel point l’identité et plus exactement l’Etre de l’hybride est mal mené et morcelé jusqu’au délire. En premier lieu, nous avons jugé utile d’évoquer que dans l’ensemble de notre corpus, il s’agit de protagonistes enfants. La voix et l’univers infantiles occupe la majeure partie des trois romans. Il serait évident d’en exploiter les enjeux et les aspects traumatiques sur les personnages enfants. Nous analyserons de ce fait la fragmentation de l’Etre au niveau du dédoublement identitaire et du « récits d’enfance » entant que jeu de multiplicité identitaire. De plus, et pour rester dans le trauma chez l’enfant (personnages), nous partirons sur l’étude de la structure familiale éclatée. L’abandon, l’errance et la figure de l’orphelin seront à l’honneur. La futurisation de l’archétype, l’œdipe inachevé et le complexe de castration liés à la figure paternelle seront exposés afin de répondre à la question du « comment se manifeste le trauma chez l’hybride ? » Ensuite, dans le deuxième chapitre, nous essayerons de faire le lien entre morcèlement identitaire et fragmentation textuelle. Pour étudier l’impact de la fragmentation de l’Etre sur la fragmentation de l’œuvre, nous séparerons notre chapitre en trois parties : premièrement, au niveau de l’écriture, qui témoigne à la fois du trauma chez l’hybride. Mais pas seulement, nous verrons que l’écriture possède un pouvoir provocateur, subversif et déconstructeur. Deuxièmement, au niveau des récits, à travers : l’enchâssement, la spirale, l’éclatement des voix narratives ou encore l’espace anti-diégétique. L’aspect labyrinthique des textes et le déséquilibre structural seront beaucoup plus du côté de la forme romanesque. Enfin, nous analyserons une forme bien spécifique du fragment « le symbolique ». Ainsi, l’évocation des miroirs brisés, des sociétés départagées, des guerres tribales et des morcèlements des corps déchiquetés et démembrés, représentent les champs sémantiques du fragment et de l’émiettement. Dans la troisième partie qui sera l’aboutissement de notre travail de recherche, nous tenterons d’apporter des réponses quant à la question de la mise en scène du Trauma dans les littératures postcoloniale. Nous ferons donc le tour de pensée postcoloniale et de l’hybridité sous un nouvel angle. Nous exposerons les pensées de théoriciens et critiques postcoloniaux tels que : Edouard Glissant, Patrick Chamoiseau, HomiBhabha ou encore AbdelkabirKhatibi, et bien d’autres auxquels nous ferons appel dans notre travail de recherche. Nous nous concentrerons sur des concepts clés tels que le Tout-Monde, la créolisation, la mondialité, l’identité rhizome, la Relation et l’altérité, la langue Echo-Monde, le cosmopolitisme vernaculaire, la poétique de la Relation ou l’écriture du Chaos-monde et de la démesure, pour arriver enfin au concept du tiers espace. Nous démontrerons ainsi l’apport du concept d’hybridité pour la théorie postcoloniale en termes de richesse, d’ouverture et de création. Dans le deuxième chapitre, nous analyserons l’hybridité langagière dans la conception de la langue « Echo-Monde » le code du tiers espace où, nous essayerons de faire le tour sur la question de l’appropriation de la langue, de l’hétérolinguisme ou du multilinguisme pour reprendre Edouard Glissant. Et enfin, nous parlerons du concept d’interlangue, d’invention et de création langagière unique. En dernier lieu, nous puiserons dans le potentiel de la création littéraire postcoloniale qui, trouve dans le concept d’oraliture toute une richesse d’invention et d’innovation, le mode exclusif du tiers espace, un mode essentiellement vernaculaire conciliant entre littérature et oralité. Nous exposerons dans ce chapitre les différentes manifestations et finalités du discours oral. D’autant plus, nous démontrerons la dimension hybride du texte par excellence, celle puisée dans le mélange et la confusion des genres littéraires dans le romanesque. Pour conclure à la fin par l’étude de l’importance de l’instant présent dans l’inscription de l’identité relationnelle dans la scène du monde contemporain. Enfin, nous tenons à démontrer à la fin de notre travail que le tiers espace serait donc le lieu de création à partir du Trauma.
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    L'argumentation dans le discours publicitaire : pour une étude sémio-pragmatique des brochures des agences de voyage touristique en Algérie
    (Universite Mouloud MAMMERI Tizi-Ouzou, 2020) Sahouane, Yacine
    Cette étude porte sur l’argumentation dans le discours publicitaire touristique. Elle vise à analyser les stratégies argumentatives des brochures touristiques des agences de voyage en Algérie selon une approche sémio-pragmatique. Le discours publicitaire des brochures touristiques est structuré d’une manière qui contribue à augmenter la valeur esthétique d’une destination touristique. Il vise à déclencher la curiosité de voyage chez le touriste potentiel en adoptant une technique qui sous-tend le développement de stratégies argumentatives par le biais du visuel et du verbal. Le discours des brochures touristiques est produit dans une perspective pragmatique accomplissant tous les actes du discours. Il se caractérise aussi par son caractère euphotique fondé sur l’éloquence et l’amplification des endroits touristiques par l’usage des termes axiologiques valorisants
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    Enjeux, conceptions didactiques et méthodologiques de la compétence interculturelle dans l'enseignement- apprentissage dufrançais à l'université algérienne. -Cas du programme de la 3ème année de licence de français à l'université de Blida 2
    (Universite Mouloud MAMMERI Tizi-Ouzou, 2021) Soltani, El- Mahdi
    Il est admis, actuellement, que la langue est à la fois un élément qui compose la culture d’une communauté et l’instrument à l’aide duquel l’individu verbalise sa vision du monde. En d’autres termes, à travers la langue, plusieurs éléments du système culturel peuvent se manifester. Notre thèse se veut un travail analytique qui met en lumière certains signifiés culturels et interculturels que sous-entendent les programmes de la 3ème année de licence de FLE à l’université de Blida 2. Cette étude a pour objectif de montrer l’importance de la dimension interculturelle basée sur une représentation réelle de la culture dans les programmes de FLE à l’université algérienne. Dans la même perspective, l’idée serait de proposer un nouveau dispositif de formation à la communication interculturelle dans le programme de la licence de FLE à l’université algérienne. Ce dispositif devrait mettre en exergue les référents culturels et interculturels qui caractérisent les rencontres et les contacts et favoriser l’altérité entre des personnes provenant de cultures différentes.
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    La représentation de l’homme dans l’oeuvre de Malika MOKEDDEM
    (Universite Mouloud MAMMERI Tizi-Ouzou, 2022-01-10) Rezzik, Mohamed
    Nous tenterons de répondre, dans la présente thèse, à une problématique cruciale ayant trait à l’œuvre de Malika MOKEDDEM : la représentation de l’homme. La forte présence de celui-ci dans les différents récits mokeddemiens a nettement illustré le projet d’écriture de l’auteure, principalement fondé sur la figure de l’homme, en tant que partie représentative du monde raconté. Le choix porté sur l’homme est loin d’être anodin, puisqu’il répond aux deux exigences que se font les écritures de femmes, à savoir la quête de liberté, par le témoignage, et le rapport à l’Autre genré –l’homme- dans les sociétés traditionnelles dominées par le masculin. En d’autres termes, dire à la fois l’homme et la société. En plus des deux propriétés inhérentes à la littérature féminine, notre étude lève le voile sur la particularité de l’œuvre mokeddemienne à représenter l’homme en tant que totalité à laquelle participent les éléments textuels –narratif et discursifs-, ceux du référent social ainsi que la perception subjective. Cette totalité a engendré un modèle représentationnel ayant pris également en compte la réalité de la réception littéraire. Ainsi l’approche pluridisciplinaire s’est-elle imposée à nous par ce qu’elle offre comme possibilités de couverture de toutes les dimensions de la représentation : textuelles et extratextuelles.
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    Construction identitaire, langue française et violence verbale en contexte urbain tizi-ouzéen
    (Universite Mouloud MAMMERI Tizi-Ouzou, 2018) AHMED TAYEB, Mounir
    Pour les différents sociogroupes qui structurent la ville de Tizi-Ouzou (primo-arrivants, néo-arrivants, natifs ou migrants), la construction de soi repose nécessairement sur une alternative identitaire : paraître citadin ou paraître contadin ? Comment trouver un équilibre dynamique entre ces deux pôles : devenir citadin sans cesser d’être contadin, s’intégrer à la culture urbaine, sans renier celle rurale ? Comment solutionner par une acculturation sans déculturation, quand le déséquilibre axiologique entre ruralité et urbanité irrigue des (auto-)relégations sociales ascendantes ? S’inscrivant dans une perspective de sociolinguistique, la présente recherche tente d’objectiver les corrélations constructions identitaires et violences verbales. Dans quelle mesure la conjonction hétéronome du Même et de l’Autre, de la citadinité et de la ruralité, implique-elle des constructions identitaires sui generis ? Quelle est la part de la francophonie dans la définition de soi ? En quoi le plurilinguisme urbain participe-t-il d’une logique d’invention concomitante de soi et de l’autre ? Dans quelle mesure, sous quelles formes, par quels procédés, la discursivité (topologique/épilinguistique/métalinguistique) thématise-elle des ethos et des doxa en tension. Quels en sont les effets praxiques ? En effet, les deux pôles (Zdimoh et Kabyle) se disputent une position en surplomb : ils sont constitués réciproquement en altérité-repoussoir. Le rapport au langues et aux territoires est sans cesse invoqué, pour faire acte d’identité, de différence et d’authenticité. Vu sous le prisme du « Kabyle », le « Zdimoh » métaphorise cette intrusion de l’autre en soi, l’Arabe et le Turque qui introduisent la souillure, où qualifie le « kabyle » transfuge, hybridé et débridé. Il désigne (toujours en hétéro-attribution) une identité a-topos (i.e. de nulle part). Dans cette optique, la déchera configure plutôt un « lieu apprivoisé », en discordance quant au logos zdimoh la posant comme « lieu de référence ». La légitimation de soi se rabat alors sur l’antériorité territoriale ouvrant un écart (en termes générationnels) entre le primo-arrivant (le pionnier, auxquels échoit la légitimité absolue) et le néo-arrivant (le Kabyle, où cet étranger radical auquel incombe la relégation). La déclaration « Nous somme kabyles » laisse entendre, par-delà la polynomie de la langue, cette filiation commune échafaudée sur le fantasme de pureté et la mémoire des origines. Ce constat explique, par ses fondements intersubjectifs, la possibilité de faire perdurer (voire de recréer dans l’ailleurs) le nous communautaire. Il évite au migrant contadin les écueils d’une identité a-topos (travaillée par l’oubli des origines). Se dire de nul part est le signe d’une érosion de repères (sous le double effet du tabou introjecté et du stigmate fondé en auto-odi), quad le besoin d’être de partout, d’ici et d’ailleurs, thématise une identité protéiforme récusant les ancrages réfiants. Par ailleurs, les postures totalitaires conjuguent fantasme de pureté et phobie de l’acculturation, sur-idéalisation et défense de soi. Elles s’actualisent dans des évocations nostalgiques ou mythiques du passé. C’est dans le désaccord que s’illustre l’épreuve de l’altérité francophone : glottophagie (ou « perte » du kabyle maternel au profit du français véhiculaire) ; glottophobie (ou négation du français perçu comme facteur d’anomie); hybridation (ou intégration parcellaire de l’élément allogène via le code switching). Le français devient de la sorte un espace de projection, où s’impriment des attitudes antinomiques. La parole francophone assure alors le masque ou « la doublure », qui permet au sujet de simuler son idéal d’intellectualité tout en dissimulant la part négative/négativisée de son identité plurilingue. La pratique du français à Tizi-Ouzou reste un fait objectif, et la « perte » du kabyle maternel n’en est qu’une des retombées possibles. De plus, quelque marginale que soit la francophonie tizi-ouzéenne, elle concoure à la production de la dominance (au même titre que le zdimoh, cf. infra). Entre-deux et entre-soi, mixité et fixité particularisent ainsi le comportement du tizi-ouzéen (primo-arrivant, néo-arrivant, migrant ou natif). Dans cette optique, le zdimoh typifie une ethnicité hybride villageoise, gage d’authenticité mais inductrice de stigmatisation. En réalité, si la phobie de l’hybride s’ancre dans la croyance en un ordre lignagier/langagier pur, la phobie du rural mobilise les imaginaires d’archaïsme et d’animalité. Autant la première active la quête illusoire de l’Un, autant la seconde organise - sur fond d’auto-odi – la transformation de soi. Dans ces conditions, le changement revêt la forme d’une une valeur, tandis que la fixité fait figure de repoussoir. Il engage une double quête : celle de l’authenticité (qui fait surgir le spectre de la réification) et celle d’une légitimité - toujours pareille – inductrice d’aliénation. L’authenticité s’en trouve maintenue par la mémoire des origines, relayée par le discours parentale, et matérialisée par des noms et des lieux (imbriqué dans des récits de vie), où par des soi totalitaires adossés au kabyle maternel. Dire l’origine, la filiation, pour faire acte d’identité. Situer l’altérité zdimoh dans le domaine de l’oubli, pour faire acte d’authenticité. Changer de mentalité, quitter la sphère de l’archaïque pour entrer dans la citadinité. Pareilles quêtes intègrent la glottophobie comme mise à distance de l’altérité zdimoh, insecure et menaçante, comme défense contre la phobie de l’hybridation, comme stratégie de dissimulation auto-odique. Dénégation et dérision servent alors une logique glottophobe articulant stéréotypes et sobriquet, animalisation et scatologie. Autant le discours topologique sémiotise une « agglomération » ségrégée en partie rurale vs partie urbaine, autant le discours épilinguistique polarise les différences entre la déchera (perçue comme monolingue) et le biledj (perçu comme plurilingue). La conjonction de l’un et de l’autre (du topologique et de l’épilinguistique) thématise ainsi une ville morcelée, bloquée entre ruralité et urbanité, entre unicité et pluralité. La doxa zdimoh distingue par ailleurs entre espace normatif (la dechera notamment) fonctionnant en isolat valorisant le familier au détriment de l’étranger pris comme inducteur d’entropie et espace permissif (le centre-ville, la Grande-Rue, la gare, la nouvelle ville) comme hétérotopie de la déviance. La mobilité (et son corollaire le contacte avec l’autre) est la condition d’émergence d’un néo soi faisant dialoguer des extrêmes. Elle confronte le sujet aux affres du déracinement et de la relégation. Elle est errance, irrésolution d’être, ou intrusion de l’autre en soi. Le déni même d’une intériorité auto-odique (son dépassement par alétération) laisse subsister des traces traumatiques perçant la chaine du discours. L’hybridité elle-même, censée servir de sas de non-conflit, exacerbe la stigmatisation par le jugement d’ « abatardisation » qu’elle catalyse. L’identité apparait donc comme une construction dialogique et intersubjective, faite de voltes-faces et de reformulations successives. La violence verbale se manifeste aussi par une compulsion aux ontotypes, qui semblent constituer le commun discursif des interactants. Elles accompagnent la montée en tension plutôt que ne la catalysent. Elles témoignent de la difficulté des interactants à se définir dans le champ urbain comme berani/autochtone. Vécue comme une atteinte narcissique, la xénophobie est désémantisée (R & P) ou renvoyée vers la ruralité zdimoh comme « reflex » archaïque (S) La figure du berani est une construction dialogique entre ego et alter. Son effet praxique dépend du sujet interprétant, des positions sociales dont il écope en auto et hétéro-attribution. Il suffira de disconvenir aux hétéro-assignations pour fonder et assoir une légitimité en contre point. A contrario, le sujet introjectant le stigmate endosse une identité phobique, qui aliène sa liberté de mobilité et d’ancrage. C’est dans l’écart entre le dedans et dehors, dans leur mise en tension que l’altérité polymorphe s’insinue (inconnu, alter inégal, alter égo). L’élargissement du dedans implique le renversement de la familiarité en étrangeté (par le déni de groupe endogène sur fond d’auto-odi) ou le maintien d’une ambigüité de statut (tantôt d’ici tantôt d’ailleurs, à la fois le proche et le lointain). Ces voix/voies identitaires installent le sujet/locuteur dans l’indécision d’être. Par la mobilité qui bouleverse les schèmes identificatoires préformés dans le giron familial, la culture initiale. Elle met à rude épreuve les acquis de la socialisation primaire. Par la discursivité où s’opère la « production langagière des différents niveau d’une altérité dialogique » (Bulot, 2001 : 10). La violence verbale apparait dès lors comme un palliatif au désarroi du sujet/locuteur en quête de cohérence dans un univers de signification scandé par la contradiction. Les catégories du Même et de l’autre sont sans cesse reformulées. L’antagonisme dechera-biledj s’affaiblit sous la pesée du villageois kabylophone (cf. N et sa quête des origines perdues). Il est réactivé pour dire la ville fragmentée. Selon le contexte dialogique, la part stigmatisante du Même est expulsée du soi, métamorphosée en altérité. A contrario, des liens sont établis avec le lointain, le différents, dans une logique d’élargissement de soi conjurant la relégation/stigmatisation, fondant l’appropriation dialogique des espaces urbanisés (en attestent les métamorphoses du choronyme ville). La complexité du réel fécondant le sujet réflexif devient ainsi le support d’une réinvention permanente de soi. Par retournement axiologique, idem devient alter, et inversement. Sont additionnés au soi les patterns valorisant relevant de l’altérité briguée ; sont escamotés les stigmates associés, voire imputés in vivo, au Même. Le soi obligé (imposé, prescrit, puis introjecté) devient un soi réel (vécu, revendiqué). Le soi brimé, interdit s’accomplit dans le fantasme ; relégué au domaine du non-dit, il s’exprime par retour du refoulé (cf. N). La citadinité vécue par les Zdimohs comme simulacre, apparait pour les migrants contadins comme un élargissement de soi. Le vernaculaire kabyle est sublimé en invariant inaltéré par le métissage, qui garantit l’authenticité de soi. Il permet la recomposition d’un Nous homogène, autours du fantasme de pureté langagière/lignagère. Le même vernaculaire qui active en N la quête des origines perdures (cf. infra), apparait avec P, Q & R comme une défense cotre le métissage (glosés hors micro en termes d’abâtardisation). La mobilité en faisant surgir des identités rhizomiques, des néo-normes à valeurs glossofuge assure le tissage de lien au-delà des frontières territoriales (kabyle citadin, zdimoh amélioré, langage du tahlab). Elle contribue ainsi à naturaliser (rendre visible) les ségrégations. Les graffitis « pas de berani ici » et « pas de tahlab » illustre la fusion de plusieurs voix. Elle configure une urbanité polyphonique issue de la convergence des éléments du même et de l’autre, de l’ici et de l’ailleurs (français, arabe/kabyle translitérés). La constitution du berani serait une défense contre la phobie du morcellement. Elle focalise tantôt sur la langue, tantôt sur le territoire, tantôt sur l’ethnie. Le zdimoh s’arrogeant une position de légitimité territoriale – par le jus soli – crée et distille la différence, ou plutôt ouvre un écart. Il porte un jugement rétrospectif négatif sur le village des origines désormais hétérotopie. L’étranger est cette part de soi auto-odique, à la quelle supplée le néo. Cette altérité-repoussoir (dénommée ou laissée dans l’anonymat) traduit le rejet de ce que le graffiteur (ou le sujet interprétant) abhorre en lui-même. Cette glotto/altérophobie est le produit de la mobilité vécue comme intrusion, usurpation de place. Le berani est ainsi une façon de dire l’altérité sous le prisme des fantasmes et phobie scandant le soi et le groupe. Il est une construction dialogique et polyphonique, procédant d’une nomination (ontotypique, sociotypique, ethnonymique) travaillée par le logos métalinguistique. La valeur praxique du qualificatif berani dépend de sa polysémie et des différentes interprétations dont il écope. Il est fonction du sujet mobile et polymorphe décodant le logos xénophobe graffité sous le double prisme idiosyncrasique (son vécu, son savoir urbain intériorisé) et interdiscursif (le rapport dialogique et polyphonique le reliant au autres).
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    L’imaginaire du désert dans l’Atlantide de Pierre BENOÎT et On dirait le Sud de Djamel MATI
    (Universite Mouloud Mammeri, 2018-07-24) Mehdi, Hamdi
    Il est question dans ce travail de voir comment le désert, dans l'Atlantide de Pierre Benoît et On dirait le Sud de Djamel Mati s'exprime, malgré la différence de l’époque et la culture des deux écrivains. Autrement, Quels sont les éléments que chaque écrivain retient pour l’écrire ? La pertinence de cette problématique nous permet de savoir si le désert s’impose comme une écriture propre, dite sémiotique du désert. Ce sera l’occasion de vérifier aussi en dehors de cette sémiotique, comment les deux écrivains thématisent et axiologisent un espace paradoxal comme celui du Sahara algérien. Nous supposons son caractère ambivalent, d’où des thématiques qui ne peuvent qu’aspirer au gré de la valeur du discours à l’ouverture pour échapper à la fixité et le figement sémantique. Pour répondre à la problématique, en plus de la sémiotique, d’autres approches seront conviées. L’une et l’autre nous permettront de voir en premier lieu si le désert s’impose par des éléments qui lui sont propre pour s’ériger en une écriture du désert. Dans un second temps, l’analyse s’intéressera à l’interaction homme/désert et voir l’influence de l’un sur l’autre. En dernier lieu, notre étude se consacrera à voir le désert comme mythe, mais aussi comment ce mythe est réécrit.
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    Compréhension plurilingue.L'effet de la langue maternelle (arabe et kabyle) sur la cohésion et la cohérence textuelle lors du traitement d'un texte narratif en français langue étrangère
    (Universite Mouloud Mammeri, 2018-07-03) Yefsah, Chabha
    Le but de cette recherche est d’étudier l’effet de la langue maternelle, le kabyle et l’arabe, sur la cohésion et la cohérence textuelles et par hypothèse sur la compréhension d’un texte narratif en français langue étrangère. Notre objectif, dans ce travail, est de déterminer le rôle d’une langue maternelle, utilisée en tâche de relecture, sur la construction d’une représentation mentale cohérente des informations véhiculées dans le texte lu ainsi que, sur le traitement des unités de la surface textuelle. Pour ce faire, deux expériences sont effectuées avec six (06) groupes d’apprenants lycéens (première année secondaire) : trois groupes lisent un texte cohérent et les trois autres un texte incohérent. Ces deux textes sont constitués à partir du même conte, celui de Guy de Maupassant intitulé Les deux amis. Une traduction dans les deux langues maternelles (arabe et kabyle) est réalisée pour les deux textes.Au cours d’une première séance, les groupes d’apprenants lisent le texte en français puis produisent un premier rappel. Au cours d’une seconde séance, quatre (04) groupes relisent le même texte dans l’une des deux langues maternelles à savoir le kabyle et l’arabe et les deux autres groupes, considérés comme groupes témoins, relisent le texte en français. Tous les groupes produisent un second rappel. Les rappels obtenus sont analysés à l’aide de l’analyse propositionnelle qui nous permet de décomposer l’écrit des apprenants en unités sémantiques. L’application du logiciel « Statview » indique que la langue maternelle, notamment le kabyle, a un effet non seulement sur le nombre de propositions rappelées mais aussi sur la construction d’une représentation cohérente du texte traité. Les résultats auxquels nous sommes aboutis démontrent que l’utilisation d’une langue maternelle, en tâche de relecture, favorise l’activation des connaissances antérieures des apprenants, les aidant ainsi à élaborer un traitement sémantique des unités de la surface textuelle et à comprendre le texte narratif.
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    Mythes et résonances mythiques dans Léon l'africain, les jardins de lumière et le Périple de baldassare d'Amin Mâalouf
    (Universite Mouloud Mammeri, 2017-12-07) Kacete, Malika
    Ce travail s’intitule Mythes et résonances mythiques dans Léon l’Africain, Samarcande, Les Jardins de Lumière et Le Périple de Baldassare. Il propose une lecture mythocritique de ces quatre romans d’Amin Mâalouf. En effet, dans ces romans, mythes, figures mythiques, schèmes, réminiscences mythiques et symboles, y sont très nombreux et très obsédants. Le mythe apparaît partout, dans les personnages, dans la structure et la substance narrative et dans les décors. Ce qui veut dire que l’œuvre de Mâalouf est très féconde du point de vue imaginaire. Il s’appuie essentiellement sur les travaux de Pierre Brunel, Gaston Bachelard et Mircea Eliade pour répondre aux questions suivantes : pourquoi le romancier a-t-il choisi le mythe comme moyen d’expression? Que représente-t-il à ses yeux ? Qu’est-ce qui justifie son recours au matériau mythique ? Qu’est-ce que ce dernier apporte à son écriture ? Et quelle est la signification de tous ces innombrables mythes qui peuplent ses récits ? Le travail comporte trois parties essentielles : La première est intitulée Le mythe au cœur de l’écriture mâaloufienne. Elle s’interroge sur les notions de mythes et de figure mythique et tente d’expliciter le rapport entre le mythe et la littérature. La deuxième partie a pour titre À la recherche du mythe structurant. Elle est consacrée à l’étude des mythes qui dominent et qui structurent chacun des romans de notre corpus.La dernière partie, quant à elle, porte le titreDu mythe récurrent à l’univers intime de Mâalouf. Elle analyse les mythes et les figures mythiques qui reviennent de manière récurrente et obsessionnelle les textes de notre corpus.
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    Caractérisation et modélisation du glissement de terrain de Tigzirt sous l'effet du signal sismique de Boumerdes
    (Universite Mouloud Mammeri, 2017) Guirous, Lydia
    Le présent travail constitue une contribution à la caractérisation et à la modélisation numérique du glissement de terrain affectant le versant côtier du centre-ville de Tigzirt (Algérie). Ce versant est caractérisé par une pente relativement faible (de 13° à 15°), composée de deux formations géologiques principales (un substratum marneux surmonté par des dépôts quaternaires récents). Plusieurs facteurs ont agi conjointement et expliquent l’activité de ce glissement : il s’agit de l’effet des contextes géologique, morphologique et hydrogéologique du site combiné à des facteurs déclenchants d’origines diverses (anthropiques, climatiques et sismiques). Ce glissement de terrain est caractérisé par une surface de rupture plane qui mobilise un mécanisme de déformation global en translation vers la mer. Les résultats des calculs numériques avec le code plaxis2D, tant statique que dynamique confirment l’état de stabilité précaire du versant. En effet, l’influence de l’effort sismique sur la stabilité du versant a engendré une augmentation du déplacement maximal d’environ 50% par rapport au cas statique. La surcharge et l’effet de la nappe ont une grande influence sur la réponse dynamique du versant. En effet, l’instabilité du versant s’est accentuée avec la présence de l’urbanisation particulièrement lorsque la nappe est en surface. L’action combinée (surcharge + séisme) mobilise davantage le versant avec un taux de déplacements qui augmente de 84% et la zone remaniée s’élargit sur tout le long du versant. Ce taux de déplacements et l’effet de la zone remaniée diminuent en fonction de la profondeur de la nappe.
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    L’impact des systèmes phonologiques arabe et kabyle sur la réalisation des voyelles du FLE par des apprenants arabophones et kabylophones
    (Universite Mouloud Mammeri, 2017) KHELOUI, Nacéra
    Ce travail présente une évaluation de la qualité de la réalisation des voyelles du FLE par des apprenants algériens kabylophones et arabophones dans une théorie qui permet de penser à la fois aux relations entre phonétique et phonologie et aux relations entre perception et production. Notre objectif est de déterminer s’il ya un lien étroit entre le système phonologique de la langue maternelle de l’apprenant et ses difficultés en perception et en production des sons d’une langue étrangère. Les résultats de notre étude montrent, comme nous en avions fait l’hypothèse, que même les apprenants de niveau avancé éprouvent des difficultés à percevoir et à produire les voyelles du français. La perception et la production des phonèmes non natifs nécessitent la prise en considération de nombreux facteurs comme les différences et les similitudes entre les deux langues, la distribution des allophones et les contraintes phonotactiques. Cela exige un entrainement long et des méthodes différentes de celles utilisées pour produire et percevoir les phonèmes natifs. Cette recherche souhaite contribuer, sur le plan théorique, à l’éclaircissement des processus complexes d’enseignement/apprentissage de la prononciation des langues étrangères en général, et sur le plan pratique, à l’amélioration de l’enseignement/apprentissage de la prononciation du français langue étrangère par les apprenants algériens, kabylophones et/ou arabophones, notamment les cas des phonèmes qui sont similaires ou non sur le plan phonétique et/ou phonémique
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    La problématique identitaire à travers la littérature d'expression française (Afrique noire- Antilles/Caraibes- Liban -Maghreb) de la période coloniale à l'heure et à l'aune de la mondialisation. quelle(s) identité (s) pour quelle mondialisation?
    (Université Mouloud Mammeri, 2009-12-13) Hocine, Hamid
    Le travail de recherche de notre thèse de doctorat porte sur le cheminement de l’expression identitaire à travers la littérature d’expression française qui est notre matériau de travail et la langue française son vecteur linguistique. Nous avons choisi un corpus de quatre auteurs tout à la fois pour leur singularité, leur universalité, la diversité de leurs contextes et surtout leur intérêt pour la question identitaire. Pour la période coloniale nous avons illustré notre corpus par deux romans, deux récits autobiographiques, celui de Mouloud Feraoun, Le Fils du Pauvre, et celui de Camara Laye, L’Enfant noir. Pour la période postcoloniale, nous avons préféré travailler sur l’essai d’ةdouard Glissant, Traité du Tout-Monde et celui d’Amin Maalouf, Les Identités meurtrières. Notre travail n’est pas à proprement dit un travail de comparaison des œuvres de nos quatre auteurs. La trame de notre recherche s’articule autour de la thématique identitaire qui en est le fil conducteur et qui est commune aux quatre auteurs de notre corpus. Dans une approche pluridisciplinaire, nous évaluons dans l’espace géographique, dans l’espace littéraire, dans l’espace du discours et dans le temps à travers les approches anthropologique, psychologique, philosophique, historique, etc … la complexité à cerner la notion d’identité perçue à la fois comme mode opératoire, comme façon d’être, d’agir et de mettre en relation ou d’exclure cet Autre qui est le miroir de nous-même. Ce qui nous a amené à revenir sur un certain nombre de concepts pour les préciser. L’influence de la littérature orale qui informe les thèmes et les structures des textes. La notion d’aliénation, qui schématise à l’excès une bipartition avant/après, une opposition culturelle Afrique/ Europe, Nord/Sud et qui est peut-être plus le fait d’une lecture européenne. La notion de quête d’identité : figée dans la recherche d’une « identité-racine » à laquelle ةdouard Glissant propose de substituer la notion plus dynamique « d’identité-rhizome ». La notion de modèle : les écritures d’expression française se développent dans une production qui allie les tendances occidentales et le vécu autochtone, l’énonciation cherche à développer des « ruses pour communiquer au lecteur le sentiment de l’inacceptable » ; il ne s’agit pas d’imitation, mais des rapports entre production et réception, et de mondialisation des champs littéraires. L’époque coloniale génère une littérature de témoignage, puis de résistance au discours colonial. S’il s’est agi pour les auteurs de la première génération de se faire accepter, de s’inscrire dans le champ des littératures occidentales, les auteurs suivants ont revendiqué une spécificité et un espace d’expression propres et une légitimité littéraire, ainsi que l’appartenance à la littérature mondiale. Ils s’affirment comme créateurs originaux, contre la "mission historique" et le rôle de port-parole de leure collectivité.
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    La pratique du français en milieu scolaire : étude des productions des lycéens de la ville de Tizi-Ouzou
    (Université Mouloud Mammeri, 2012-06-06) Moualek, Kaci
    Ce travail de thèse intitulé Pratique du français en milieu scolaire : étude des productions de lycéens ( de la ville de Tizi-Ouzou ) nous a permis de nous interroger sur le français parlé en milieu scolaire par un groupe de lycéens représentatifs des élèves des classes de 3ème années secondaires ( 3ème A.S. ) ou terminales de tous les établissements secondaires de la ville de Tizi –Ouzou. Il comporte, bien entendu, une introduction où nous avons défini notre sujet, justifié son choix et mentionner son intérêt. Nous avons tout au long des parties et des chapitres qui le composent décrit le cadre théorique et géographique de la recherche, analysé la situation linguistique et le système éducatif de l’Algérie et présenté après enquête nos informateurs. En nous basant sur des points théoriques précis nous avons analysé le corpus recueilli auprès de ces derniers et vu par conséquent comment fonctionne le français de nos lycéens à tous les niveaux de l’analyse linguistique ( phonétique, phonologique, morphologique, syntaxique etc ) : nous avons cherché à comprendre la forme des productions et les causes de leurs insuffisances.
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    La place du français dans le discours épilinguistique de lycéens tizi-ouzouèns: approche praxématique
    (Université Mouloud Mammeri, 2014-09-08) Ait Hamou Ali, Rabiha
    En m’appuyant sur les principes de la linguistique praxématique, je me propose, dans la présente étude, de recueillir et d’analyser les procédés linguistiques d’élaboration des représentations du français dans des discours épilinguistiques que je sollicite auprès de lycéens tizi-ouzouéens1 candidats au baccalauréat de l’année 2011. Ces lycéens évoluent, d’un côté, dans un univers pédagogique et didactique plutôt arabisant, la langue de l’école étant l’arabe et, de l’autre côté, dans un espace social plurilingue où le kabyle, langue majoritaire dans la région de Tizi-Ouzou, l’arabe ‘’dialectal’’ ainsi que le français sont en concurrence. Ils s’apprêtent à poursuivre des études universitaires dont les filières scientifiques et techniques sont enseignées en français
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    Etude comparative d'un langage féminin : les proverbees français et kabyles relatifs à la représentation de l'homme
    (Université Mouloud Mammeri, 2014) Benabbas, Saliha
    L’objectif majeur de notre thèse est donc de tenter de cerner le proverbe en tant que discours oral (avec ses spécificités) mais également, en tant que discours oral particulier : le proverbe est un discours elliptique et hermétique lorsqu’on ignore le cadre culturel et social auxquels il appartient, et lorsqu’on ignore les circonstances de son énonciation. Le proverbe est certes une production linguistique mais aussi, un discours social et culturel. La littérature orale est tout ce qui est produit et transmis oralement de génération en génération. C’est un vecteur d’éducation dans des sociétés avec ou sans écriture. En fait, il n’existe pas de définition qui fasse l’unanimité des scientifiques sur la question. Néanmoins, il a été convenu l’emploi non-distinctif de la littérature orale ou de la tradition orale ou de la culture orale. La littérature kabyle ancienne est une littérature essentiellement orale liée à la vie sociale avec ses différents registres d’expression comme la poésie, le conte, les chants rituels, les proverbes, les devinettes, les comptines, etc.
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    Sémiotique de la conscience dans le Nouveau Roman. Michel Butor, Nathalie Sarraute, Alain Robbe-Grillet
    (Université Mouloud Mammeri, 2015) Meksem, Malika
    L’idée fondamentale de ce travail est qu’il est possible de rendre compte, en empruntant des concepts à la sémiotique de l’action, de la cognition et des passions de l’articulation particulière des contenus de la conscience des personnages, en l’occurrence leurs réflexions, leurs sentiments, leurs perceptions, leurs points de vue ainsi que leurs modulations. Il est évident que le motif de la conscience des sujets n’est pas à démontrer dans nos romans puisqu’il en constitue pour ainsi dire le foyer définitionnel et la spécificité littéraire. Mais il s’agit de décrire comment se construisent les réflexions, les représentations, les perceptions et les sentiments des sujets, de saisir leurs évolutions et les significations qui en découlent, notamment du point de vue de l’esthétique romanesque.
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    Analyse praxématique de discours épilinguistiques autour d’odonymes parallèles dans la ville de Tizi-Ouzou
    (Université Mouloud Mammeri, 2015-12-05) Timzourt, Djemaa
    Ce travail consiste à soumettre à l’analyse praxématique des productions langagières provoquées autour d’odonymes parallèles pour saisir, d’une part, le fonctionnement discursif de ces discours et, de l’autre, le réglage social du sens que ces derniers induisent ou qui serait à la base de leur co-construction. Il s’agit de faire ressortir et de cerner les contours et les enjeux complexes au coeur du «conflit sur les mots et conflits sur le sens» (J.-M. Barbéris, 2007 : 77) de ces productions discursives coconstruites qui fonctionnent plutôt comme des condensés de sens complexes. Loin de vouloir faire produire tel ou tel discours, les mises en discours constituant le corpus à la base de ce travail sont certes authentiques, mais pas tout-à-fait spontanées. En effet, elles sont provoquées et coproduites dans l’échange intersubjectif direct auquel nous avons pris part. C’est ce qui impose d’ailleurs même le recours à la linguistique praxématique comme modèle de recueil et d’étude de ces paroles élaborées en interaction orale. Ce qui est donc recherché dans cette étude, ce sont moins les représentations autour d’odonymes parallèles en tant que produit définitif ou figé que les manières avec lesquelles celles-ci s’y forment en tant que processus de co-construction en langage verbal. Il s’agit en fait de tenir compte à la fois de l’aspect interactif, intersubjectif, dialogal, dialogique et polyphonique du processus de formation linguistique de ces représentations en discours épilinguistiques.