L’exil de la langue dans « Je ne parle pas la langue de mon père » De Leïla Sebbar
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Date
2025-07-02
Authors
Journal Title
Journal ISSN
Volume Title
Publisher
Université Mouloud Mammeri Tizi Ouzou
Abstract
Notre mémoire, explore l'exil linguistique dans le roman « Je ne parle pas la langue de
mon père » de Leïla Sebbar, non comme un simple déplacement, mais comme une fracture
intime et un deuil de la langue maternelle absente. L'oeuvre met en lumière la douleur de ne pas
avoir appris la langue du père, un symbole d'appartenance et d'héritage perdu. Le silence du
père concernant sa langue algérienne crée un vide profond et un sentiment d'étrangeté pour la
narratrice dans son propre pays d'origine. Malgré cette coupure, la culture arabe demeure une
présence résiliente, témoignant d'une identité qui ne peut être effacée. Le roman dépeint une
quête de reconnexion aux racines et la construction d'une identité plurielle, tiraillée entre deux
mondes. L'écriture devient alors un moyen puissant de combler ce vide, permettant d'entendre
la voix de l'héritage paternel dans la langue de la mère. En définitive, l'oeuvre souligne que la
langue est un outil fondamental pour l'identité, et sa perte, même partielle, laisse une empreinte
durable sur l'être.
Description
28p. ; (+CD-Rom)
Keywords
Exil linguistique, Identité, Fracture intime, Racines, Transmission, Mémoire
Citation
Littérateur et civilisation