Influence des affixes facultatifs du nom (possessif et déictique) sur la position de l’accent en berbère (le cas de Tizi-Ouzou)

dc.contributor.authorTIGRINE-DOUIK, Rezika
dc.date.accessioned2017-02-28T12:59:15Z
dc.date.available2017-02-28T12:59:15Z
dc.date.issued2012-09-26
dc.description.abstractLa langue berbère est caractérisée par sa richesse syntaxique et phonétique, qui de même vue par sa complexité au niveau acoustique et aussi par rapport à la variation régionale qui est présenté probablement par de sérieuses divergences individuelle, qui rend les études linguistiques très compliqué et difficile à manier et être généralisé sur tous le parler kabyle. Spécifiquement pour le parler kabyle, il y’ a CHAKER S. parmi les linguistes berbérisants, qui reste le pionnier des études berbère portant sur la prosodie en général, lui qui affirme que ; « l’immense majorité des nominaux (isolé) sont des paroxytons : l’accent porte très régulièrement sur l’avant-dernière syllabe. Et celle-ci se trouve, être la syllabe initiale (a/ta) dans les très nombreux mots bi syllabiques, dans les trisyllabiques l’accent sera normalement situé sur la syllabe médiane» 1, à ce jour ce qui a été constaté doit être exercer sur d’autre parler berbère. La raison pour laquelle nous avons choisi de formuler le sujet qui est l’influence des affixes facultatifs du nom (possessif et déictique) sur la place de l’accent en kabyle (le berbère). Dans ce travail nous limitons au parler du kabyle (Tizi-Ouzou). Nous essayons comprendre les phénomènes phonétiques et syntaxiques, concernant l’accentuation nominale en kabyle. Nous essayons d’étudié les types de mots avec les différentes types de syllabes (monosyllabiques, bi syllabiques, trisyllabiques). La question principale que nous soulevons dans ce sujet est de savoir, dans le cas des affixes facultatifs « possessifs et déictiques » s’ils influencent ou pas sur la place de l’accent dans le parler kabyle, nous éclaircirons aussi s’ils fonctionnent comme les affixes obligatoires (genre, nombre, l’état. Afin d’apporter des éléments de réponse à notre problématique et aux questions que nous avons soulevées. A cet effet, nous avons réparti notre travail sur deux parties ; Dans la première partie, nous avons fait appel aux éléments théoriques et méthodologiques, Le premier chapitre de cette partie, regroupe d’une part, les différentes définitions clés qui constitueront la trame théorique des parties pratiques, qui consistent les préliminaires prosodiques (l’accent, la fréquence fondamentale, l’intensité, la durée...) et les préliminaires syntaxiques relatifs aux structures syntaxiques des affixes facultatifs du nom (processifs et déictiques), que nous avons définies en détails afin d’accumuler à bien ce travail. Par ailleurs, nous avons mis l’accent sur les différentes théories de l’accent, tel que la théorie de ROSSI et ALL, PHELIPE MARTIN, …). Pour ce travail nous avons adapté pour l’analyse, les stratégies d’analyses (acoustique, perceptive) étudiées en détails dans le modèle de Rossi et All (1981), celle qui repose sur deux analyses complémentaires : Une analyse acoustique, qui précise la nature phonétique des contours recensés (fréquence fondamentale, durée, intensité, pauses, débit..), et une validation perceptive des données. Nous avons mis l’accent sur les travaux faits antérieurement sur l’accent en berbère tels que les travaux de CHAKER S. et LOUALI Naîma. Dans le troisième chapitre, nous exposons les outils méthodologiques sur la base desquels nous menons notre étude à savoir le corpus, l’enregistrement (en chambre sourde), les séquences étudiées ont été enregistrées par deux locuteurs de Tizi-Ouzou (larbaa nath irathen, boughni), et la méthode d’analyse des documents, les seuils d’interprétation, sont ceux préconisés par ROSSI et Al. (1981) : Seuil différentiel de perception de la fréquence fondamentale, d’intensité et de dure. Nous traitons dans la deuxième partie, dans des chapitres à part, l’interprétation des résultats de l’analyse expérimentale, dans le premier chapitre, nous avons présenté l’inventaire des résultats expérimentaux des noms isolées (sans affixes) et des noms affixés, nous avons sélectionné tous les pourcentages de la collecte des données, d’une part, et d’une autre part, nous avons sélectionné la place de l’accent pour tous les noms utilisé la moyenne de chacun des paramètres prosodiques tel que la fréquence, la durée, l’intensité, cet inventaire nous facilitera l’analyse et l’interprétation des données. Quant au deuxième chapitre, nous l’avons réservé uniquement pour l’analyse des noms isolées (sans affixes). Nous avons fait recoure aux trois seuils différentiel de perception de fréquence fondamentale de durée et d’intensité. On est arrivée à quelques conclusions qui suivent : Les nominaux isolées bi syllabiques portent un accent sur la syllabe initiale du masculin et du féminin –a/ -ta. Les facteurs discriminants sont ; la fréquence fondamentale dans tout ses cas, car la monté de fréquence atteint le seuil de perception, avec intensité assez élevée sur la 1ére syllabe par rapport à la deuxième syllabe inaccentuée. Et quelque soit la segmentation syllabique que l’on retienne pour ses nominaux, la position de l’accent reste toujours la même, de cela elle est conforme à la règle énoncée par Salem CHAKER (l’avant-dernière syllabe pour les bi syllabes). Pour les cas trisyllabiques nous avons les noms singulier et pluriel, la fréquence indique un accent sur la première syllabe pour la majorité des cas, L’accent touche la première syllabe du nom, contrairement à ce qui a été préconise par Salem CHAKER dans son étude sur l’accent des noms trisyllabiques qui selon lui sont accentuées sur la syllabe médiane Pour les nominaux avec les affixes obligatoires du nom (nombre) ; la marque affixe finale régulière de pluriel –en du masculin / -in du féminin ajoute une syllabe au nom, se qui mène à des modifications pour certains nominaux, Car on ajoutant une syllabe au nom, déplace l’accent dans certains cas, mais dans la majorité des nominaux affixées la position de l’accent diffère de celle des nominaux isolées (sans l’affixe), il y a des cas ou l’accent tombe sur la 1ére syllabe et d’autres cas sur la 2éme syllabe du nom. La fréquence fondamentale indique l’accentuation sur la première syllabe du nom par rapport aux autres syllabes inaccentuées, si nous considérons que la fréquence est l’indice pertinent de l’accentuation et comme facteur discriminant. L’ajoute de l’affixe du nombre -en/-in n’influence plus sur la position de l’accent de ses nominaux trisyllabe contrairement aux bisyllabes. Dans le troisième chapitre nous analysons les noms affixés du déictique ; les affixes facultatifs du déictique ; « agi » de proximité, « inna » d’éloignement « nni » d’absence, semble également ne pas exercer une forte influence sur la position de l’accent dans les mots trisyllabiques, si nous considérons la fréquence comme indice essentiel d’accentuation. Les trisyllabes+l’affixe du déictique ; la fréquence fondamentale et l’intensité indique que la mise en relief est sur la 1er syllabe (l’accent est stable). Les bisyllabes +l’affixe du déictique ; l’accent se déplace dans certain cas de la syllabe première vers l’avant-dernière syllabe Pour certains cas bi syllabiques, nous remarquons, que la fréquence indique un accent sur la deuxième syllabe de l’unité nominale (nom+affixe), où la fréquence fondamentale est un facteur discriminant. Pour ces nominaux avec l’affixe du déictiques, les chiffres confirme que ni l’intensité ni a fortiori la durée ne peuvent être considérées comme les paramètres fondamentaux de l’accent, il n’y a pas parallélisme entre les variations de fréquence fondamentale, d’intensité et de durée. Pour le quatrième chapitre, nous avons analysé les noms avec les affixes du possessif « iw » (le mien », nwen masc.(le votre), nsen masc. (leur), nsent fém. (leur), nkent fém.(votre) », en revanche, il se confirme bien que la fréquence fondamentale est le paramètre qui indique l’accentuation sur la 1ère syllabe pour certains noms trisyllabique et bi syllabiques, l’intensité l’indique sur la deuxième syllabe, comme nous marquons une absence d’intervention de durée. Pour les nominaux accentuées sur la deuxième syllabe, la majorité de ses cas sont des bi syllabiques, et avec l’ajoute de l’affixe finale l’accentuation porte sur la syllabe médiane, et pour les mots trisyllabiques l’accent porte sur la première syllabe, Pour le cas monosyllabe « ul » présente une accentuation sur la voyelle « u ».. Il se confirme que, pour notre recherche, l’ajoute des affixes possessifs a influencé sur la position de l’accent de ses nominaux bis syllabiques. Car la position de l’accent déplace de la syllabe initiale (pour les noms isolées) vers la deuxième syllabe du nom (pour les noms affixées). Dans la partie d’analyse, nous avons sélectionné tous les cas d’apparition de l’accent pour les nominaux isolées, comme pour les nominaux avec affixes du possessif et du déictique. Après avoir terminé l’analyse nous sommes arrivé à des conclusions pour ce travail qui sont résumé comme suit ; Nous concluons, que le changement et le déplacement de l’accent sont affectés par des facteurs liés à la prosodie (fréquence fondamentale et intensité), car l’élévation de fréquence fondamentale est accompagnée parfois d’augmentation d’intensité, et rarement de montée de durée. En revanche, il se confirme bien que l’accentuation de ses nominaux affixées est nettement différente de celle des nominaux isolés. L’ajoute des affixes facultatifs du nom (possessifs et déictiques) exercent une influence sur le déplacement de l’accent de la syllabe initiale vers la deuxième syllabe, pour les noms bisyllabes, un changement acoustique sensible. Mais pour les trisyllabes l’accent reste fixe. Il convient aussi d’insister sur le fait que ces conclusions ne sont valables que pour un parler déterminé de grande Kabylie celui de Tizi-Ouzou: il est presque certain, qu’au sien même de la Kabylie, il existe d’importantes variations régionales sur le plan prosodique, où chaque région présente probablement de sérieuses divergences par rapport au modèle générale auquel nous aboutissons. En fin de ce travail, nous avons réservé une place à la bibliographie et aux annexes, qui englobe les tableaux d’inventaire des différentes paramètres prosodiques de 300 nominaux (sans et avec affixe), et celle qui porte les 300 schémas graphiques pour chaque nom.en
dc.identifier.urihttps://dspace.ummto.dz/handle/ummto/342
dc.language.isofren
dc.publisheruniversité mouloud mammeri de Tizi-ouzouen
dc.titleInfluence des affixes facultatifs du nom (possessif et déictique) sur la position de l’accent en berbère (le cas de Tizi-Ouzou)en
dc.typeThesisen

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