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Recent Submissions

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Etude Épidémiologique Clinique et Histopathologiques des Cancers du Sein Traités au Centre Hospitalier de Lutte contre le Cancer Draa Ben Khedda
(Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou faculte de medecine, 2026-01-22) Yasmine Doudja OUCHFOUN
Le cancer du sein est le premier cancer de la femme en Algérie, avec une incidence en progression constante et un profil épidémiologique particulier. Cette étude descriptive rétrospective monocentrique décrit les caractéristiques épidémiologiques, cliniques, anatomopathologiques des patients pris en charge au service d’oncologie médicale du Centre de Lutte Contre le Cancer Draâ Ben Khedda (Tizi-Ouzou) sur la période allant de septembre 2019 à décembre 2023. Matériel et méthodes : Étude rétrospective descriptive incluant 964 patients atteintes de cancer du sein traités au service d’oncologie médicale Résultats : L’âge moyen au diagnostic était de 52,4 ans, avec un pic d'incidence entre 40 et 49 ans (33,7%). Les antécédents familiaux de cancer étaient retrouvés chez 20,5% des cas. Le mode de découverte était l'autopalpation dans 67,5% des situations, le dépistage organisé ne couvrant que 9,9%. Le type histologique prédominant était le carcinome infiltrant non spécifique 816 (84,6%), suivi du carcinome lobulaire infiltrant : 53 (5,5%). Les formes localisées (cT1-cT2) représentaient 624 (64,7%), contre 340 (35,3%) localement avancées (cT3-cT4). L'atteinte ganglionnaire clinique (cN+) était observée chez 457 (47,4%) des patientes, versus cN0 : 507 (52,6%). Une métastase d'emblée (cM1) était présente chez 79 cas (8,2%), principalement osseuse (69 ; 87,3%), pulmonaire (14 ; 17,7%) ou hépatique (11 ; 13,9%). Les sous-types moléculaires étaient : luminal A/B (54,6%), HER2+ (21,4%), triple négatif (20,0%). La chirurgie consistait en une mastectomie pour 762 cas (79,3%) tumorectomie pour 160 cas (16,7%). Les stratégies thérapeutiques initiales étaient comme suit: le traitement adjuvant pour 239 patients (24,8%) était comme suit : chimiothérapie 367 (48,7%), hormonothérapie 595 (78,9%), anti-HER2 108 (14,3%). 280 patients ont reçu de la chimiothérapie néoadjuvante (29,0%), pour les 357 cas métastatiques le traitement de première ligne était de la chimiothérapie pour 113 cas (68,5%), hormonothérapie 51 (30,9%), anti-HER2 24 (14,5%). Au suivi médian de 12 mois : survie 90,5% ; décès 8,8% ; perdus de vue 0,7%. Conclusion Cette étude confirme le profil particulier du cancer du sein en Algérie : il touche une population jeune, avec un diagnostic tardif
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Le traitement chirurgical de la maladie et du syndrome de Moyamoya
(Université Mouloud Mammeri - Tizi Ouzou. Faculté de médecine, 2026-01-28) DEBBOU Mansour
La vasculopathie de Moyamoya est une angiopathie sténo-occlusive progressive touchant les artères carotides internes et leurs branches proximales, responsable de la formation d’un réseau collatéral anormal à la base du cerveau, communément appelés « vaisseaux de Moyamoya ». Cette pathologie concerne aussi bien l’enfant que l’adulte et prédomine principalement en Asie de l’Est, notamment au Japon, en Corée et en Chine. Elle peut se présenter sous une forme isolée, définissant la maladie de Moyamoya (MMD), ou être associée à une affection sous-jacente génétique ou systémique, constituant alors le syndrome de Moyamoya (MMS). Les manifestations cliniques varient selon l’âge, avec une prédominance des AVC ischemiques chez l’enfant, tandis que les formes hémorragiques intracrâniennes sont plus fréquemment observées chez l’adulte. L’objectif de cette étude est d’évaluer les aspects cliniques, radiologiques des patients atteints de Moyamoya, ainsi que d’analyser l’efficacité des différentes techniques de revascularisation utilisées dans leur prise en charge. Matériel et méthodes : Il s’agit d’une étude monocentrique rétrospective incluant 20 patients pris en charge au CHU de Bab El Oued. Les données cliniques (âge, sexe, symptômes), radiologiques (IRM, angiographie), et hémodynamiques (IRM de perfusion) ont été recueillies. Les patients ont été pris en charge médicalement puis chirurgicalement par revascularisation directe, indirecte ou combinée. L’analyse statistique a été réalisée avec le logiciel SPSS, et la significativité fixée à p<0,05. Résultats : La majorité des patients (80%) étaient âgés de moins de 15 ans, avec une nette prédominance féminine (75%). La forme ischémique constituait la présentation clinique la plus fréquente, retrouvée chez 17 patients (85%), tandis que les manifestations hémorragiques ; isolées ou associées à des lésions ischemiques, étaient observées dans 15% des cas. Le diagnostic a été établi sur la base des données de l’angio-IRM, de l’IRM de perfusion et de l’angiographie cérébrale. Les techniques de revascularisation indirecte ont été réalisées chez 80 % des patients, le bypass direct (STA–MCA) chez 15 %, et la technique combinée chez 5%. L’IRM de perfusion postopératoire a mis en évidence une amélioration significative de la perfusion cérébrale dans 65 % des cas. Sur le plan fonctionnel, l’évolution clinique était favorable dans 85 % des cas. En effet, un état stationnaire sans survenue de nouvel accident vasculaire cérébral a été observé chez 40 % des patients, une amélioration clinique complète chez 20 %, et une amélioration partielle chez 25 %. Les complications peropératoires et postopératoires étaient rares, transitoires et réversibles. Conclusion : L’angiopathie de Moyamoya constitue une pathologie rare mais potentiellement invalidante. La revascularisation chirurgicale représente le traitement de référence, permettant d’améliorer la perfusion cérébrale et de prévenir les événements ischémiques ou hémorragiques futurs. Une prise en charge précoce est essentielle pour optimiser le pronostic fonctionnel à long terme.
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Ondes de réflexion artérielles et événements cardiovasculaires chez les patients atteints de diabète de type 2
(Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou Faculté de Médecine, 2025) Kahina ABERKANE
Le diabète de type 2 (DT2) est associé à un vieillissement vasculaire accéléré et à un risque cardiovasculaire élevé. L’index d’augmentation aortique (AIx), dérivé de l’analyse de l’onde de pouls centrale, reflète la dynamique des ondes de réflexion et intègre des composantes fonctionnelles et géométriques de l’arbre artériel. Chez le diabétique, sa valeur pronostique demeure controversée. L’objectif de cette étude était d’identifier les déterminants de l’AIx corrigé pour la fréquence cardiaque (AIx@75) et d’évaluer son association avec les événements cardiovasculaires. Méthodes Il s’agit d’une étude cas-témoins monocentrique à recrutement prospectif incluant 719 patients atteints de DT2, suivis en médecine interne. Les événements cardiovasculaires comprenaient la maladie coronarienne, les accidents vasculaires cérébraux et l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs. Les paramètres hémodynamiques centraux, dont l’AIx@75, ont été mesurés par tonométrie d’aplanation (SphygmoCor). Des analyses univariées, des régressions linéaires et logistiques multivariées ainsi qu’une analyse ROC ont été réalisées. Résultats La population comprenait 53,8 % de femmes, avec un âge moyen de 61,7 ± 11,2 ans. Un événement cardiovasculaire était présent chez 20 % des patients. En analyse multivariée, seuls le sexe féminin, l’âge et l’hypertension artérielle restaient indépendamment associés à l’AIx@75, expliquant 18,7 % de sa variance. Les facteurs métaboliques et rénaux perdaient leur significativité après ajustement. L’AIx@75 ne différait pas entre patients avec ou sans événement cardiovasculaire et n’était pas prédictif des événements en régression logistique ni en analyse ROC. À l’inverse, l’âge et la dyslipidémie demeuraient les principaux déterminants des événements cardiovasculaires. Conclusion Chez le patient diabétique de type 2, l’AIx@75 reflète principalement le vieillissement vasculaire et la charge hémodynamique centrale liées à l’âge, au sexe féminin et à l’hypertension, sans valeur prédictive indépendante vis-à-vis des événements cardiovasculaires. Il constitue un marqueur de dynamique ventriculo-artérielle plutôt qu’un marqueur de risque cardiovasculaire.
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STATUT DE LA VITAMINE D CHEZ LES ENFANTS SCOLARISES AGES ENTRE 5-15 ANS DANS LA DAIRA DE TIZI-OUZOU
(Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou Faculté de Médecine, 2013) DJENNANE Malik
Statut de la vitamine D chez les enfants scolarisés âgés entre 5 et 15 ans dans la daïra de Tizi-Ouzou La vitamine D est essentielle pour la santé des os et la croissance osseuse. Un déficit sévère en vitamine D peut provoquer le rachitisme chez les enfants et l'ostéomalacie chez l’adulte, alors qu’un déficit modéré peut avoir une influence négative sur l'acquisition de la masse osseuse chez les enfants et les adolescents, et peut participer au risque d'ostéoporose et de chutes chez les personnes âgées. Le dosage de 25OH D doit être considéré comme celui permettant d’évaluer le statut vitaminique D. Chez les enfants, il ya actuellement (ceci n'est pas absolu) un consensus sur le seuil de 20 ng/ml. Il n'y a aucune donnée éditée sur le statut de la vitamine D des enfants en bonne santé habitant en Afrique du Nord. Objectif : L’objectif de la présente étude est d’évaluer, à la fois à la fin de l'été et à la fin de l'hiver, le statut en vitamine D d'un grand nombre d'écoliers algériens en bonne santé âgés de 5-15 ans, représentatif de la population pédiatrique vivant dans le nord Algérie, d’identifier les différents déterminants de la carence en vitamine D (25OHD < 20ng/ml), mesurer les concentrations de PTH et analyser leur relation avec les concentrations 25OHD. Patients et méthodes : il s’agit d’une étude prospective réalisée en milieu scolaire chez des enfants vivant en milieu urbain dans la Daïra de Tizi-Ouzou entre 2010 et 2012. 435 enfants âgés entre 5-15 ans ont été examinés en septembre 2010, ils ont eu un dosage sanguin pour la mesure du sérum 25OHD, PTH, calcium, phosphore, phosphatases alcalines, et transaminases. 408 enfants ont été prélevés en mars 2011 pour la mesure des concentrations de 25OHD et de PTH. Résultats : L’âge moyen est de 10,23 ans ± 0,27 ans. L’IMC moyen est de 18,09 ± 0,29 Kg/m². En été, la concentration moyenne de la vitamine D est de 25,78  0,73 ng/ml avec une médiane de 28,56 ng/ml (6,01 – 37,02 ng/ml). En hiver, la concentration moyenne de la vitamine D est de 21,56  0,80 ng/ml avec une médiane de 21,18 ng/ml (4,85 – 33,71ng/ml). Cette insuffisance en vitamine D suit des variations saisonnières avec un statut en 25OHD plus élevé en été. En été, le taux moyen de la parathormone est de 35,79 ± 1,25 pg/ml, le taux médian est de 32,86 (5,75 -74,91pg/ml). En hiver, le taux moyen de la parathormone est de 47,71 ± 1,65 pg/ml, le taux médian est de 48,85 (9,73 – 84,53 pg/ml). La prévalence de l’hypovitaminose D dans notre série est de 29,89% en été et 41,42% en hiver et ce pour le seuil de 20 ng/ml que nous avons adoptés dans l’étude. Cela peut être expliqué par un défaut d’ensoleillement des enfants, pourtant important à Tizi-Ouzou (latitude à 36N°, 2665 heures d’ensoleillement par an en moyenne) ainsi qu’une alimentation insuffisante en aliments contenant de la vitamine D (apport moyen estimé à 137 ± 3 UI/j avec une médiane de 136 UI/j (44-220 UI/j). Il existe une corrélation inverse entre le taux de parathormone et celui de la vitamine D. Les apports calciques quotidiens sont faibles avec une moyenne de 668 ± 18 mg/j (387-1271mg/j). Plus de la moitié (74,25%) ont un taux compris entre 500 et 850 mg/j et 10,11% ont un taux < 500 mg/j. Conclusion : L’insuffisance en vitamine D (29,89% en été et 41,42% en hiver) est fréquente dans notre travail, elle est réalisée sur un échantillon représentatif de la population pédiatrique du Nord d’Algérie.
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INTERET DE L’INTERPOSITION DE VEINE DANS LA CHIRURGIE DE L’OTOSPONGIOSE
(UNIVERSITE MOULOUD MAMMERI DE TIZI OUZOU FACULTE DE MEDECINE DEPARTEMENT DE MEDECINE, 2025) DJEBBAR Chafik
L'otospongiose est la principale cause de surdité de transmission acquise chez l'adulte jeune. Sa prise en charge chirurgicale est complexe. Cette étude compare la performance de l'interposition veineuse pour optimiser les résultats postopératoires. Objectifs de l'étude Déterminer l'apport de l'interposition veineuse dans la chirurgie de l'otospongiose en comparant deux techniques chirurgicales. Matériel et Méthodes Une étude prospective et comparative a été menée du 20 mars 2022 au 20 octobre 2025 au CHU Mohamed NEDIR de Tizi Ouzou, incluant 177 patients atteints d'otospongiose symptomatique. •Groupe 1 (n=88) : stapédotomie avec interposition veineuse (technique JB Causse). •Groupe 2 (n=89) : stapédotomie sans interposition veineuse (technique de MARTIN). Les résultats anatomiques, audiométriques et fonctionnels ont été évalués avec un suivi de 02 ans. Résultats L’âge moyen 43,84 ± 8,24 ans, prédominance féminine (sex-ratio 2,22F :1H). La durée moyenne d'hospitalisation esr de 1,55 jour. Aucun patient du groupe 1 n'a dépassé 72 heures, contre 5 patients du groupe 2 (vertiges persistants). Le gain auditif moyen (courbe aérienne) : - 1 mois : Groupe 1 à 20,67 dB, Groupe 2 à 24,53 dB (léger avantage initial Groupe 2). - 6 mois : Groupe 1 à 22,75 dB (supérieur au Groupe 2), Groupe 2 à 22,51 dB. Le Rinne résiduel postopératoire (RRPO) : - 1 mois : Groupe 1 à 8,43 dB, Groupe 2 à 8,64 dB (comparables). - 6 mois : Groupe 1 à 7,49 dB (meilleure stabilité), Groupe 2 à 8,87 dB. La Réserve cochléaire : Amélioration de 2,19 dB (Groupe 1) et 2,09 dB (Groupe 2). Le Taux de succès chirurgical : - 1er contrôle : 85 % pour le Groupe 1. - 6 mois : 88,63 % pour le Groupe 1 (progression significative), 84,27 % pour le Groupe 2. Les complications postopératoires : - Pénétration intravestibulaire : 1,13 % (Groupe 1) contre 3,37 % (Groupe 2). - Spécifiques au Groupe 2 (non observées dans le Groupe 1) : 1 cas de luxation du piston (1,12 %), 1 cas de lyse de l'enclume (1,12 %), 2 cas de pneumolabyrinthe (2,25 %). Discussion Nos données épidémiologiques concordent avec la littérature. Les deux techniques montrent des performances fonctionnelles similaires, avec un léger avantage pour l'interposition veineuse, qui confère une stabilité accrue à l'assemblage chirurgical et prévient certaines complications. Son utilisation est recommandée pour les patients à haut risque. Conclusion L'interposition veineuse en chirurgie de l'otospongiose apporte des bénéfices significatifs : réduction de la durée d'hospitalisation, minimisation du déplacement du piston, meilleure stabilité de l'assemblage chirurgical et diminution des complications comme les fistules périlymphatiques et les pneumolabyrinthes. Elle représente une avancée technique majeure pour optimiser les résultats et la sécurité du patient.