Service d’hygiène dans les communes de la wilaya de Tizi-Ouzou. Mission et contraires Cas de la commune d’ Ait-Yahia
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Date
2021-12-15
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Publisher
Université Mouloud Mammeri
Abstract
L'hygiène de l’environnement dans les villes n'est pas un problème nouveau.
La santé publique moderne, née dans les grandes cités européennes au XVIIIe siècle, a fait de l'assainissement de l'environnement sa principale stratégie pour lutter contre les maladies transmissibles, ajoutant par la suite la vaccination à son arsenal.
Le problème contemporain de l'hygiène de l'environnement urbain, eu égard aux populations affectées, a atteint un niveau critique dans nombre de villes des pays en développement et des pays industrialisés.
Quatre principaux facteurs sont à l'origine de cette crise :
• un développement rapide des populations urbaines et de la pauvreté urbaine;
• un développement technologique souvent incontrôlé qui complique et multiplie les dangers pour la santé humaine, auquel s'ajoute un développement socio-économique mal géré et discontinu qui favorise souvent une détérioration de l'environnement et une augmentation des dangers pour la santé humaine;
• des ressources financières, techniques et humaines insuffisantes pour lutter contre les dangers pour la santé liés à l'environnement, les responsabilités en la matière étant souvent dispersées entre plusieurs organismes; et
• une mauvaise coordination des interventions intersectorielles et communautaires, aggravée par une participation et des moyens insuffisante des autorités sanitaires dans la prestation des services et l'appui apporté.
Ces facteurs se manifestent différemment dans les pays industrialisés et dans les pays en développement.
Dans les premiers, les principales conséquences de l'urbanisation sur la santé sont dues au développement technologique, à la consommation et à la pollution accrues, à la désintégration du noyau urbain, au délabrement des infrastructures et au stress social.
Lorsque les groupes urbains défavorisés représentent des minorités importantes, leur santé est minée par les inégalités de revenu et d'accès aux services de santé.
Conséquence d'un accroissement naturel et de l'exode rural, de nombreuses villes dans les pays en développement se développent à un rythme sans précédent, parfois dans des conditions de marasme économique.
Les colonies urbaines, des mégapoles aux petites villes, sont souvent marquées par :
• une forte densité urbaine, des problèmes de surpeuplement, d'encombrements et de trafic, et des caractéristiques d'habitat inadéquates;
• une population nombreuse vivant dans des bidonvilles ou des colonies de squatters, sans équipements sanitaires adéquats, sur des sites propices aux glissements de terrain, inondations et autres dangers naturels;
• un niveau élevé de maladies et traumatismes liés à l'environnement chez les pauvres de plus en plus nombreux, et en particulier chez les femmes et les enfants, particulièrement exposés au danger sur leur lieu de travail, pendant le transport et à domicile;
• une pollution biologique, chimique et physique croissante due à l'industrialisation, aux transports, à la production d'énergie, aux déchets commerciaux et domestiques insuffisamment contrôlés, et à des comportements antihygiéniques; et
• une incapacité financière et administrative à assurer une infrastructure sanitaire, à coordonner et à améliorer les services publics, à promouvoir des emplois et des logements en nombre suffisant, à gérer l'élimination des déchets, et à assurer la sécurité, un contrôle de l'environnement et des services sanitaires et sociaux.
L'ampleur de ces problèmes et leur impact sur la santé urbaine exigent un réexamen des services d'hygiène de l'environnement et une revitalisation du rôle de la santé publique pour les résoudre.
Dans le cadre de la politique de décentralisation, l’Etat a engagé le processus de transfert des compétences dévolues aux communes.
Les communes sont désormais les nouveaux maîtres d’ouvrage, responsables à ce titre de la préservation des conditions d’hygiène et de salubrité propres à garantir la qualité de vie des populations et une diminution croissante des maladies d’origine hydrique.
L’accès aux services d’assainissement représente l’une des priorités de la stratégie nationale décroissance et de réduction de la pauvreté. Dans cette dynamique, l’ÉTAT s’est fixé un objectif qui s’inscrit dans l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement nous pouvons dire en se réfèrent aux résultats de notre recherche que la notion de sécurité et d’hygiène est une notion qui n’as pas encore atteint le sommais de son intérêt et de son importance, il est vrais que dans le cas algérien, elle joue d’une reconnaissance purique et règlementaire assez importante, ne au moins, on reteindra une faible connaissance de ces dernières au niveau communal, et par conséquent une très faible application.
Un fait pouvant se justifier par le manque d’intérêt que suscrit cette notions, l’absence d’un véritable suivi pouvant contraindre les responsables ainsi que le personnel à suivre et appliqué les mesures dictée par la loi.
On notera aussi qu’une décentralisation partielle contraint les autorités locales dans le processus de prise de décisions vis-à-vis de la question.
Par ailleurs une volonté de vulgariser et de promouvoir cette notion existe elle et bien que ce soit sur le plan juridique ou encore économique vu l’importance du budget qu’on lui accorde.
En Algérie la notion de sécurité d’hygiène est dans un état de balbutiement, qu’il faudra donc entreprendre avec rigueur pour qu’elle puisse s’appliquer à grande échelle pour ainsi garantir non seulement la sécurité du personnel, mais aussi celle du pays au niveau sanitaire.
Description
72 p.:ill;30cm.(+cd)
Keywords
Sécurité, Hygiène
Citation
Option:Economie de la Santé