LA VENTILATION NON INVASIVE Place et modalites en Reanimation chez 1'Adulte

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Date

2012

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Université MOULOUD MAMMERI de TIZI OUZOU

Abstract

La ventilation non invasive (VNI) est devenue une therapeutique majeure de l'insuffisance respiratoire aigue aux services de reanimation. L'objectif de noire travail est d'ovaluer I'effet de la VNI , nouvelle technique d'assistance ventilatoire utilisee dans notre service depuis 2008 , comme moyen therapeutique de I' insuffisance respiratoire aigue evitant ainsi l'intubation et comme moyen de sevrage de la ventilation invasive roduisant ainsi la dui-6e d'intubation et de ventilation macanique , et d'identifier les facteurs predictifs de succes et d'echec de la VNI. PATIENTS ET METHODES : Notre etude est prospective, monocentrique, s'etalant sur une periode de 3 ans (du 1 er janvier 2008 au 31 decembre 2010), incluant tout les patients hospitalises en reanimation medicale du CHU Annaba et repondant aux criteres de recours a la VN I :1) patients necessitant une assistance respiratoire pour le traitement d'une insuffisance respiratoire aigue.2) patients intubes, ventiles depuis plus de 48 heures, necessitant le sevrage de VI. RESULTATS : Nous avons collige 86 patients repondant a nos criteres d'inclusion hospitalises pour IRA, (65 patients traites par la VNI et 21 malades traites de fagon convention nelle.) Nous avons utilise la VNI pour traiter 26 cas de decompensation de BPCO, 11 cas d'IRA hypercapniques (hors BPCO), 15 cas clicedeme pulmonaire aigu et 13 cas d'asthme severe. Le taux de succes de la VNI dans le traitement de I'insuffisance respiratoire aigue a eta de pits de 70%. La mortalite globale a 0te de 27.69% (18 malades) .La VNI a permis une reduction du taux d'intubation [30.8% avec la VN I versus 76.2% avec le traitement conventionnel (p<0.001)], une reduction du risque de pneumopathie nosocomiale [4.6% vs 30.9% (p=0.012)]. Nous relevons 8 criteres qui influencent le succes ou l'echec de la VNI. Le risque d'echec est 0leve devant :1) l'age > 40 ans. (p= 0.01) ; 2) Le score IGS 2 > 40 (p= 0.01) RR : 2.74 ; IC 95% 1.31-5.72 ; 3) Le mode d'admission des patients °denies d'un service medical (p=0.045) avec RR : 2.31 ; IC 95% (1.16 -4.59) ; 4) Un Ph ? 7.35 a 1 heure de VNI, (p=0.02) RR : 3.10 ; IC 95%( 1.48-6.49) ; 5) le rapport PaO2 /FiO2 ? 150 (p=0.00032) avec un Ridque relatif RR : 5.00 ; IC 95%( 2.69-9.29). Dans notre etude, la PaCO2 n'a pas d'influence statistiquement significative sur les resultats de la VNI (p0.05) ; 6) Le Wei de mise en route de la VNI superieur a une heure (p= 0.01) OR= 5.52 IC 95% 1.18- 27.46 ; 7) la mauvaise cooperation, OR=6 ; IC 95% (1.11-42.59) ; 8) la mauvaise tolerance a la VNI. : (p=0.04) ; avec OR=3.70 ; IC 95% (1.05-13.28). Nous avons egalement recense 38 patients hospitalises pour detresse respiratoire, intubes et venti les depuis plus de 48 heures ayant les criteres de recours a la VNI en post extubation, (20 patients traites par la VNI, a 18 malades traites de fagon conventionnelle) . Nous avons utilise la VNI pour le sevrage de la VI chez 14 malades et pour le traitement d'une detresse respiratoire post extubation (DRPE) chez 6 malades. Le taux de succes de la VNI comme moyen de sevrage a eta de 70% .La VNI a permis le sevrage de la VI eta evite la reintubation chez 11 malades sur 14 , elle a permis d'eviter la reintubation chez 3 patients sur 6 en DRPE . La VNI a permis une reduction du risque de reintubation [30% avec la VNI versus 72.22% avec le TRT conventionnel (p=0.02)] ;une diminution de la duree d'intubation et de ventilation mecanique [5.5±5.43 jours versus 9.11±5.01 jours (p?0.05)] , essentiellement dans le sevrage de la VI [4.2±1.47 jours vs 10.5±4.84 jours (p=0.002)], la reduction de la duree de sejour en reanimation [7.5±2.17jours versus 18.87±4.88jours (p=0.03)]dans le sevrage de la VI . DISCUSSION : Nos resultats correspondent a ceux de la litterature avec une amelioration netts des parametres respiratoires apres mise en place de la ventilation non invasive ; celle-ci a permis d'eviter aussi bien I'intubation chez pre de 70% des patients traites pour insuffisance respiratoire aigue que la re intubation dans le sevrage de la ventilation invasive chez 70% des patients. CONCLUSION : La ventilation non invasive a un reel impact sur les insuffisances respiratoires aigues, elle peut constituer une veritable strategie de traitement des insuffisances respiratoires aigues et de sevrage de la ventilation endotracheale. Des etudes controlees dans ce domaine specifique sont necessaire afin de d'evaluer et de parfaire cette technique

Description

Keywords

VNI, Insuffisance respiratoire aigue, intubation, Ventilation mecanique, Sevrage de ventilation invasive, BPCO, OAP

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