حماية المدنيين أثناء النزاعات المسلحة
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Date
2014-06-07
Authors
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Publisher
جامعة مولود معمري
Abstract
Jadis, la guerre était faite presque exclusivement par des militaires et à des militaires. C'était, ainsi que
le déplorait J. J. Rousseau dans Le contrat social, une affaire de professionnels, de mercenaires payés,
encore qu'il ne faille pas sous-estimer les effets très nocifs de ces conflits sur les populations civiles
(paysans, populations des villes tombées aux mains de l'ennemi, etc.).
Mais, on le sait, les «progrès» techniques dans les moyens de tuer ont été sans limites et, à tous égards,
«foudroyants», qu'il s'agisse d'armes chimiques (gaz asphyxiants dès la première guerre mondiale),
bactériologiques ou nucléaires, sans parler des armes conventionnelles. Les armes, par leur puissance
même de destruction massive, se sont révélées de plus en plus indiscriminées, c'est-à-dire susceptibles de
produire des effets, souvent fatals, aussi bien sur les populations civiles que sur les militaires. De surcroît,
à une époque récente, les changements dans les méthodes de guerre ou de guérilla ont fait qu'il est devenu
aussi de plus en plus difficile de distinguer civils et militaires, tant en ce qui concerne les hommes que les
objectifs matériels. Dans ces conditions, le droit a dû s'adapter aux proprement dit, les évolutions des
techniques et des méthodes. Ce fut d'abord le «droit de la guerre» «jus in bello», puis le « droit
international humanitaire », lequel n'a finalement assuré son rôle protecteur en la matière qu'à une
époque assez tardive, grâce à l'élargissement continu des bénéficiaires de sa protection.
Après la seconde guerre mondiale, dont les atrocités ont bouleversé le monde, est née la nécessité de
perfectionner le droit des gens dans le domaine humanitaire et à la lumière des expériences de cette
guerre. Après, ce droit humanitaire est devenu plus exigible, et comme l’humanité l’a bien vu, les cruautés
des actions armées, loin de diminuer, n’ont fait qu’augmenter, comme cela s’est vu en Algérie sous
colonialisme, Vietnam, Irak, Afghanistan, Lybie, et dans les conflits internationaux ou internes survenus
tout au long du 20éme siècle , et qui ne cessent d’arriver dans les confrontations qui demeurent vivaces dans
plusieurs endroits de la terre depuis le début du 21éme siècle.
Ces atrocités ont poussé la société internationale à créer une cour pénale internationale pour mettre
un terme à l’impunité, dont les auteurs des crimes internationaux bénéficient toujours.
Quel bilan peut-on tirer de l’état des lieux de la protection des civils pendant les conflits armés? Telle
est la question fondamentale à laquelle veut répondre cette thèse.
Description
407 p. ; 30 cm. (+CD)
Keywords
الارهاب الدولي, مجلس الأمن, النزاعات المسلحة, حلف الناتو, التدخل الانساني المسلح, حماية المدنيين