Pharmacovigilance des traitements anticancéreux
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Date
2025-07-21
Authors
BAIHI ANIS
TOUAT FARAH
MEHADDI DALILA
Journal Title
Journal ISSN
Volume Title
Publisher
UniversitéMouloud MAMMERI de Tizi-Ouzou Faculté demédecine Département de pharmacie
Abstract
La pharmacovigilance vise à détecter et prévenir les effets indésirables des médicaments,
renforcée après le drame de la thalidomide. Elle est cruciale en oncologie, où les effets
secondaires sont fréquents mais souvent sous-déclarés. L’immunothérapie, plus ciblée que la
chimiothérapie, peut entraîner des effets indésirables immunitaires nécessitant une surveillance
rigoureuse. Depuis 2024, le CLCC-DBK utilise ces traitements avec une démarche de
pharmacovigilance active.
Cette étude s’inscrit dans une démarche de pharmacovigilance visant à analyser les effets
indésirables liés aux traitements anticancéreux, en mettant l’accent sur le profil de tolérance de
l’immunothérapie par pembrolizumab et nivolumab, récemment introduits dans la prise en
charge des cancers solides dans notre établissement.
Une étude descriptive prospective et rétrospective a été menée du19 novembre 2024 à17 juin
2025 au CLCC de Draâ Ben Khedda. Les données ont été recueillies à partir des fiches de
pharmacovigilance, des entretiens avec les patients, des dossiers médicaux et des protocoles de
traitement. Les événements indésirables (EI) ont été analysés selon leur fréquence, leur gravité,
les médicaments impliqués, le sexe, le type tumoral, et le mode d'administration de
l’immunothérapie.
L’étude a inclue 75 patients repartis en deux groupes : 45 patients ayant présente des événement
indésirables(EI), correspondant à48 notifications de pharmacovigilance, et 43 patients ayant une
immunothérapie (31 pembrolizumab avec 60 entretiens clinique) et (12 patients sous nivolumab
avec 31 entretiens cliniques. Les EI cutanés notamment rougeur 41,7%étaient les plus
fréquemment rapportés. Le profil de l’immunothérapie différait de celui de la chimiothérapie,
avec comme effet le plus fréquent la fatigue80% et la douleur articulaire pour pembrolizumab et
nivolumab, les manifestations cutanées était les plus fréquentes avec pembrolizumab (50%).
Les résultats confirment la nécessité d’un renforcement de la pharmacovigilance en oncologie,
notamment avec l’émergence des immunothérapies. Une sensibilisation accrue du personnel
soignant est primordiale pour optimiser la détection, la déclaration et la prise en charge des
effets indésirables .
Description
Keywords
Pharmacovigilance, Pembrolizumab, Nivolumab, Traitement anticancer : effet indésirable